Rijksmuseum: part 4 – Mazzolino, Lodovico -- De kindermoord te Bethlehem, 1510-1530
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Lœuvre dépeint une scène de violence et de désespoir dune ampleur considérable. Le regard est immédiatement attiré par la partie inférieure de la composition, dominée par un chaos de figures en mouvement. On y observe un massacre, où des soldats armés de sabres et d’épées sattaquent à un groupe de femmes et de jeunes enfants. Les corps sont entassés, les visages déformés par la douleur et la terreur. L’absence de retenue dans la représentation de cette brutalité suggère une volonté de choquer et d’émouvoir le spectateur.
Au-dessus de cette scène tragique, une autre action se déroule, séparée par une ligne horizontale qui structure lensemble. Ici, on distingue une cour royale où une figure masculine, probablement un roi, est assis sur un trône. Il est entouré de conseillers et de serviteurs, et semble donner des ordres. Une figure, légèrement à l’écart, tient un étendard rouge orné dun motif distinctif. La scène semble se dérouler dans un cadre architectural élaboré, avec des colonnes et des voûtes. La perspective est maîtrisée, donnant une impression de profondeur et de monumentalité.
Le contraste entre les deux niveaux est frappant. La partie inférieure est caractérisée par un dynamisme frénétique et une palette de couleurs vives, accentuant le caractère chaotique et violent de la scène. La partie supérieure, au contraire, est plus calme et plus ordonnée, avec des couleurs plus douces et une atmosphère plus solennelle.
Lensemble de la composition évoque une histoire de trahison et doppression. On peut interpréter lordre donné par le roi comme la cause du massacre qui se déroule en bas. L’étendard rouge pourrait symboliser l’autorité du roi et la justification de ses actions. Le contraste entre la cour royale et les victimes innocentes souligne l’injustice de la situation et labsence de pitié. La présence de jeunes enfants parmi les victimes rend la scène d’autant plus poignante et universelle, faisant écho à la fragilité de la vie et à la cruauté de la guerre.
Il est également notable l’attention portée aux détails des costumes et des accessoires. Les vêtements des personnages sont richement décorés, ce qui suggère qu’il s’agit de personnes de haute extraction. Les armes et les objets présents dans la scène sont également représentés avec une grande précision. Ces détails contribuent à donner une impression de réalisme et de crédibilité à l’œuvre.
En somme, cette composition complexe et riche en détails invite à une réflexion sur la nature du pouvoir, la violence et la souffrance humaine. Elle témoigne dune maîtrise technique indéniable et dune grande sensibilité artistique.