Manuel Angeles Ortiz – #19801
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
La composition est dominée par la silhouette de la femme, assise sur une surface indistincte et inclinée vers lavant. Son corps, rendu par des traits anguleux et des volumes simplifiés, se caractérise par une certaine monumentalité. Le torse est légèrement penché, les bras reposent sur les cuisses, et les pieds, mis en avant, semblent à peine supporter le poids du corps. Lexpression du visage, à la fois mélancolique et déterminée, accentue le sentiment de vulnérabilité et de force contenue.
On observe que les lignes sont énergiques et affirmées, suggérant un geste rapide et intuitif. L’esquisse est traitée de manière brute, sans souci du détail, ce qui renforce l’impression d’instantanéité. Les contours sont marqués, mais les volumes sont suggérés par des hachures rapides et des aplats de couleur, créant un effet de vibration et de mouvement.
Au-delà de la simple représentation du corps féminin, le dessin semble explorer des thématiques plus profondes. La pose, à la fois humble et fière, peut évoquer une lutte intérieure, une interrogation sur la condition humaine. L’absence de décor, la monochromie et la simplification des formes contribuent à concentrer lattention sur la figure elle-même et sur son expression. L’artiste ne cherche pas à idéaliser la beauté, mais plutôt à saisir une réalité brute et émotionnelle.
Dans larrière-plan, quelques traits suggèrent la présence d’une structure verticale, peut-être une porte ou un pilier, qui contribue à limpression denfermement et de solitude. Lensemble laisse entrevoir une méditation sur la fragilité et la résilience, un portrait psychologique plus qu’une simple étude anatomique. La date inscrite, 1923, situe lœuvre dans une période de bouleversements et de questionnements, ce qui pourrait éclairer lintensité émotionnelle qui se dégage du dessin.