On observe ici une composition monumentale, caractérisée par sa largeur considérable et son organisation horizontale. Lespace est dominé par une procession de figures humaines, disposées en une sorte dallégorie collective. Au centre de cette scène, trône une figure féminine, manifestement une personnification de la Britannia, assise sur un dais orné. Elle semble présider, avec une expression sereine et un geste accueillant, la présentation des produits et des cultures du monde. Les figures qui l’entourent sont regroupées par nations ou continents, reconnaissables à leurs costumes, leurs drapeaux et les objets quelles portent. L’Amérique du Nord est représentée par une femme portant un blé, lAsie par un homme tenant un pagne et un objet évoquant le commerce des épices, l’Afrique par une figure féminine tenant un fruit exotique, et l’Europe par un homme exhibant un ouvrage manufacturé. Chaque groupe est distinct, mais participe à lensemble, suggérant une harmonie et une interdépendance entre les différentes parties du monde. L’arrière-plan, uniforme et neutre, met en valeur le dynamisme et la diversité des figures en premier plan. La lumière semble émaner de Britannia, illuminant ainsi les participants et renforçant son rôle central. On note la présence d’un décor architectural stylisé en arrière-plan, évoquant la grandeur et la solennité de lévénement. Au-delà de la simple représentation dune exposition internationale, lœuvre semble véhiculer un message dordre idéologique. Lorganisation de la scène suggère un ordre nouveau, une unification du monde sous légide de la Grande-Bretagne, puissance coloniale et industrielle de l’époque. La Britannia, symbole de la nation, incarne ainsi la prospérité, le progrès et la civilisation, tout en légitimant une vision du monde hiérarchique, où les nations sont présentées comme contribuant à un ensemble supérieur, contrôlé par le centre. Le tableau témoigne donc d’un discours impérialiste, glorifiant le commerce, lexposition et lexpansion de linfluence britannique. Lœuvre peut être interprétée comme une célébration de la supériorité de la civilisation occidentale et de son rôle dans la “progrès” mondial.
Ce site existe grâce aux revenus publicitaires. Désactivez Adblock, s'il vous plaît!
Photos aléatoires
The Four Corners of the World Presenting their Products at the First International Exhibition in London in 1851 — Jean-Léon Gérôme
Кому понравилось
Пожалуйста, подождите
На эту операцию может потребоваться несколько секунд. Информация появится в новом окне, если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Vous devez vous connecter
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Les figures qui l’entourent sont regroupées par nations ou continents, reconnaissables à leurs costumes, leurs drapeaux et les objets quelles portent. L’Amérique du Nord est représentée par une femme portant un blé, lAsie par un homme tenant un pagne et un objet évoquant le commerce des épices, l’Afrique par une figure féminine tenant un fruit exotique, et l’Europe par un homme exhibant un ouvrage manufacturé. Chaque groupe est distinct, mais participe à lensemble, suggérant une harmonie et une interdépendance entre les différentes parties du monde.
L’arrière-plan, uniforme et neutre, met en valeur le dynamisme et la diversité des figures en premier plan. La lumière semble émaner de Britannia, illuminant ainsi les participants et renforçant son rôle central. On note la présence d’un décor architectural stylisé en arrière-plan, évoquant la grandeur et la solennité de lévénement.
Au-delà de la simple représentation dune exposition internationale, lœuvre semble véhiculer un message dordre idéologique. Lorganisation de la scène suggère un ordre nouveau, une unification du monde sous légide de la Grande-Bretagne, puissance coloniale et industrielle de l’époque. La Britannia, symbole de la nation, incarne ainsi la prospérité, le progrès et la civilisation, tout en légitimant une vision du monde hiérarchique, où les nations sont présentées comme contribuant à un ensemble supérieur, contrôlé par le centre. Le tableau témoigne donc d’un discours impérialiste, glorifiant le commerce, lexposition et lexpansion de linfluence britannique. Lœuvre peut être interprétée comme une célébration de la supériorité de la civilisation occidentale et de son rôle dans la “progrès” mondial.