Jean-Léon Gérôme – Une plaisanterie (Arnaute fumant au nez d un chien/Un lévrier qui n aime pas le tabac)
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COMMENTAIRES: 1 Ответы
Une image instructive.
Jérôme était un artiste prospère, et de nombreuses œuvres de ses mains se trouvent à lErmitage. Mais aujourdhui, lorsque ces époques sont devenues pour nous une partie de lhistoire de lart, nous comprenons à quel point il était en retard par rapport à son époque. Il est incroyable quil ait survécu à Van Gogh denviron 15 ans, à Toulouse-Lautrec de 4 ans, quil nétait que 10 ans plus âgé que Degas et 8 ans plus âgé quEdouard Monet. Il est également important de noter quHenri Murger a publié Scènes de la vie de bohème lorsque Jérôme avait 27 ans.
Delacroix semble plus moderne, bien quil soit dun quart de siècle plus âgé.
Mais vers la fin de sa vie, Jérôme sest transformé et a appris presque toutes les techniques modernes http://gallerix.ru/storeroom/1691523208/N/1331914588/
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Un homme, vêtu dune tenue orientale flamboyante, dominée par un chapeau blanc et un gilet rouge, est assis près de lui. Il tient dans ses mains une longue pipe, dont la fumée semble directement affecter le chien. Lhomme, dont le regard est concentré, observe avec un amusement contenu la réaction de lanimal. Il est assis sur un banc similaire, orné de coussins aux motifs rappelant ceux du sol.
Larrière-plan est constitué dun mur recouvert de faïences bleues et blanches, aux motifs floraux complexes et répétitifs. Une porte peinte, à laspect sombre et intimiste, se trouve à gauche, et une table basse en métal doré, sur laquelle reposent des objets décoratifs tels que des vases et des coupes, complète lensemble.
Le tableau suggère une scène dhumour subtil, voire de malice. Le contraste entre lélégance de lhomme et l’inconfort du chien crée un décalage amusant. On peut y déceler une critique implicite des conventions sociales, où lhomme, par son acte apparemment anodin, soumet lanimal à une expérience désagréable pour son propre divertissement. L’opulence du décor, avec ses tissus précieux et ses faïences délicates, souligne le caractère exotique et dépaysant de la scène, tout en suggérant une forme dobservation distanciée, voire condescendante, de la culture orientale. Lattitude du lévrier, à la fois expressive et vulnérable, invite à une réflexion sur la relation entre l’homme et l’animal, et sur les limites de lamusement personnel au détriment du bien-être dautrui.