Eduardo Arranz-Bravo – #39757
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On observe d’emblée une distorsion radicale des corps. Les membres sont allongés, les proportions altérées, et les traits du visage à peine esquissés. La peau, d’une teinte terreuse et uniforme, semble sétendre sur des formes géométriques, suggérant une déconstruction de lanatomie. La mère, dominant la composition, présente une posture tendue, presque douloureuse, son corps sincurvant sous le poids de son enfant. Ce dernier, lui aussi stylisé, se blottit contre elle, créant une masse compacte et indistincte.
Le fond est constitué de surfaces planes et de couleurs sourdes, dominées par le vert et le noir. Des aplats de couleur or, appliqués de manière irrégulière, viennent casser la monotonie et introduisent une note de contraste. Ces éléments décoratifs, en apparence arbitraires, semblent souligner l’artificialité de l’environnement et accentuent la sensation d’enfermement.
Lensemble de la composition évoque un sentiment de malaise et détrangeté. La stylisation des corps, loin de se réduire à un simple exercice formel, pourrait traduire une souffrance psychologique ou émotionnelle. On peut y percevoir une tentative de saisir lessence même de la maternité, dépouillée de son idéalisme conventionnel, pour révéler une réalité plus complexe et parfois douloureuse. Les corps entrelacés suggèrent à la fois une protection et une étouffement, un lien indissoluble mais potentiellement oppressant.
Le manque de détails et la palette limitée contribuent à une atmosphère pesante et introspective. L’œuvre ne cherche pas à reproduire fidèlement la réalité, mais plutôt à exprimer un état d’âme, une tension intérieure qui transparaît à travers la déformation des formes et la dissonance des couleurs. Il est possible d’y lire une réflexion sur la vulnérabilité humaine, la fragilité des liens familiaux et la difficulté de concilier amour et souffrance.