Jehan Georges Vibert – The Sick Doctor
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Celui-ci, affalé dans un fauteuil capitonné, est drapé dun habit sombre et ample. Son visage, tourné vers le haut, trahit une fatigue profonde, voire une souffrance. La tête est appuyée sur le dossier, les yeux clos, et la bouche entrouverte dans un soupir. Ses jambes, négligemment croisées, sont chaussées de pantoufles, signe d’un confort domestique interrompu par la maladie.
Lenvironnement contribue à latmosphère générale. Un vaste gobelin, représentant un paysage bucolique, recouvre le mur du fond, offrant un contraste saisissant avec lintérieur plus intimiste. Un paravent orné de motifs floraux se dresse à côté de lhomme en jaune, ajoutant une touche de décorum aristocratique. Sur une petite table basse devant le fauteuil, on distingue des objets médicaux : une tasse, une petite théière, et dautres instruments dont la fonction est moins claire. Ces éléments suggèrent une consultation médicale, mais l’ensemble est teinté d’une certaine familiarité, voire dune intimité presque troublante.
Le tableau laisse entrevoir plusieurs niveaux de lecture. On peut y voir une représentation de la fragilité humaine face à la maladie, exacerbée par lopulence du décor. Le contraste entre la vitalité de lhomme en jaune et la faiblesse de son patient renforce cette idée. Lexpression du malade peut également être interprétée comme une forme de résignation, ou même de dégoût, face au traitement proposé. Enfin, lensemble de la scène suggère une critique subtile des pratiques médicales de lépoque, où lapparence et les manières peuvent parfois masquer une réelle compétence. Latmosphère générale, empreinte dune mélancolie discrète, renforce le sentiment dune réalité complexe et nuancée.