Johan Zakarias Blackstadius – Two Peasant Girls Listening to the Playing of the Water-Sprite
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
Navigation dans l'album:

На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Derrière les jeunes femmes, un paysage rocheux et sauvage domine la composition. Une cascade impétueuse sécrase dans les profondeurs, créant un voile de brume et un bruit assourdissant, suggérés par des touches de blanc et de gris. Un arbre imposant, aux branches tentaculaires, surplombe la scène, parasol sombre qui semble protéger, mais aussi isoler, les spectatrices.
Lélément le plus frappant, et le plus énigmatique, est sans doute la présence dune harpe, semblant jaillir de la cascade elle-même. Elle est ornée dune tête sculptée, à lexpression sereine et mélancolique, qui semble être la source de la musique qui captive les paysannes. Cette harpe, flottant dans leau et la lumière, évoque un monde féérique, un royaume des esprits et des légendes.
La palette de couleurs est dominée par des tons sombres et froids : les bruns terreux des rochers, les gris et les bleus de la nuit et de leau. Quelques touches de rouge, présentes dans les vêtements des paysannes et dans le ciel, viennent rompre cette monochromie et apporter une note de vitalité, peut-être symbolisant la jeunesse et l’espoir.
La composition suggère une rencontre improbable entre le monde réel et le monde imaginaire. Les paysannes, symboles de la simplicité et de la vie rurale, sont attirées par une musique surnaturelle, émanant dun être invisible. On perçoit ici une interrogation sur la nature de la réalité, sur la frontière floue entre le tangible et lintangible, entre le quotidien et le rêve. L’œuvre semble explorer la capacité de l’imagination à transcender les limites du monde matériel, et à révéler des dimensions cachées de l’existence. L’ambiance générale est empreinte d’une douce mélancolie, d’une nostalgie pour un monde perdu, un monde de contes et de légendes.