Wilhelm Peters – Under Crossfire, 1896
Emplacement: Trondheim Kunstmuseum, Trondheim.
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Au premier plan, on observe un amas de filets et de paniers, symboles de la pêche et de la labeur. Un groupe dhommes, probablement des pêcheurs, est assis ou accroupi, lair fatigué et résigné. Leurs postures témoignent dune vie rude et dun travail pénible. On remarque une diversité dâges : un homme plus âgé, au visage marqué par le temps, semble observer la scène avec une mélancolie sereine, tandis que le jeune garçon, debout à lextrémité droite, affiche une expression plus vive, peut-être une anticipation de son propre avenir au sein de cette communauté.
Au centre, une femme se distingue nettement. Elle est vêtue dune robe simple et dun tablier immaculé, un contraste saisissant avec la saleté et les vêtements de travail des hommes. Son regard, droit et intense, est dirigé vers un point invisible, suggérant une pensée profonde ou une attente particulière. Elle semble incarner une forme de dignité et de résilience face aux conditions difficiles de la vie portuaire.
Larrière-plan dévoile une vue du port, avec ses bâtiments et ses bateaux, noyés dans le brouillard. La ville se fond dans lhorizon, créant une impression de distance et disolement.
Lœuvre ne se limite pas à une simple représentation du travail maritime. Elle évoque des thèmes plus larges tels que la condition humaine, la pauvreté, le destin, et la place de la femme au sein dune société dominée par les hommes. Le contraste entre la femme et les pêcheurs peut être interprété comme une exploration des rôles sociaux et des aspirations individuelles dans un environnement austère. La présence du jeune garçon suggère également la transmission de traditions et de valeurs dune génération à lautre, dans un cycle de labeur et de survie. Labsence de dramatisation exacerbée, la sobriété de la mise en scène et lattention portée aux détails quotidiens confèrent à la scène une profondeur émotionnelle subtile et une réflexion sur la condition des populations ouvrières.