Diego Rivera – Rivera (81)
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L’œuvre présentée se caractérise par une fragmentation poussée de la réalité, typique d’une approche cubiste. On distingue, à travers les plans géométriques et les angles brisés, la présence de deux figures féminines et une table. La figure assise, vêtue de blanc, semble plongée dans une lecture, son visage fragmenté suggérant une concentration intense. À sa droite, une autre femme, drapée dans un bleu profond, se tient debout, les mains jointes, dans une posture qui évoque l’attente, la supplication, ou peut-être même la tristesse.
La table, massive et anguleuse, constitue un élément central de la composition, servant à la fois de point de repère visuel et de barrière entre les deux personnages. Elle est recouverte dun tissu clair, dont la texture est rendue par des juxtapositions de formes et de couleurs.
Larrière-plan, tout comme les figures, est déconstruit en une mosaïque de rectangles et de triangles, créant une impression de profondeur ambiguë et de désorientation spatiale. L’absence de perspective conventionnelle renforce cette sensation de fragmentation et de remise en question de la représentation traditionnelle.
Les couleurs, bien que discrètes, jouent un rôle crucial dans lambiance générale. Le blanc de la figure assise symbolise peut-être la pureté, létude, tandis que le bleu de lautre figure suggère la mélancolie, lintrospection. Les touches de rouge, discrètement présentes, apportent une note de tension et démotion.
Lensemble laisse transparaître une scène domestique, mais la déconstruction formelle et labsence dexpression émotionnelle directe suggèrent un questionnement plus profond sur la nature de la communication, de linteraction humaine et de la perception de la réalité. Limage semble vouloir capturer non pas un moment figé, mais plutôt une succession dinstants, une expérience fragmentée et subjective. On sent une certaine tension, une incompréhension silencieuse entre les deux femmes, accentuée par la distance physique et la fragmentation de leurs visages. La composition, délibérément déséquilibrée, contribue à cette impression générale dinstabilité et dincertitude.