Juan Gris – The Pot of Geraniums, 1915, 81x60 cm, Collection S
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Un pot de fleurs, débordant de verdure luxuriante, occupe une place prépondérante sur la table. Les feuilles, représentées de manière stylisée, suggèrent une abondance et une vitalité malgré la fragmentation globale de la composition. À côté du pot, on perçoit des formes géométriques, des vases et des coupes, décomposés et réassemblés selon une logique qui renvoie au cubisme. Ces objets, dont les contours sont imprécis, semblent flotter dans lespace, contribuant à limpression de désintégration et de reconstruction.
La fenêtre, encadrée par un montoir vert, laisse entrevoir un ciel bleu clair, légèrement voilé par une brume. Cette ouverture sur l’extérieur, bien que restreinte, offre un contraste saisissant avec lintérieur de la pièce et introduit une dimension atmosphérique particulière. La lumière qui pénètre par la fenêtre éclaire la scène, créant des jeux dombre et de transparence qui accentuent le caractère fragmenté des objets.
Lensemble est peint dans une palette de couleurs restreinte, dominée par des tons chauds : des ocres, des bruns, des roses et des beiges, rehaussés par le bleu du ciel et le vert de la fenêtre. L’absence de profondeur traditionnelle est compensée par lutilisation de plans superposés et de perspectives multiples, caractéristiques de lapproche cubiste.
Au-delà de la simple description dune nature morte, cette peinture semble interroger la perception de la réalité et la manière dont elle est construite par lesprit. La présence du journal, symbole de linformation et de lactualité, pourrait être interprétée comme une référence à la Première Guerre Mondiale, qui fait rage à lépoque. La juxtaposition de l’éphémère (le journal) et de l’organique (les fleurs) évoque une réflexion sur le temps qui passe, sur la fragilité de l’existence et sur la capacité de la nature à persister malgré les bouleversements. Enfin, la fragmentation des objets pourrait traduire une vision du monde fragmentée, en proie aux tensions et aux incertitudes de la guerre.