Juan Gris – The violin, 1916, 116.5 x 73 cm, Kunstmuseum Basel
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À la base, un clavier de piano est posé, également fragmenté. Les touches, représentées par des rectangles irréguliers, suggèrent lidée de la musique, de la composition écrite, mais elles sont déconnectées de leur fonction première, semblant perdues dans labstraction générale. Un archet, fin et sombre, traverse lespace, reliant visuellement le violon au reste de lassemblage.
Le fond est constitué d’une architecture simplifiée, avec des plans de murs et de portes découpés en formes géométriques. Cette structure, loin doffrir une perspective réaliste, contribue à limpression de désorientation et de déconstruction. Les lignes de fuite sont volontairement inexistantes, renforçant la sensation dun espace pictural plat et fragmenté.
Plusieurs subtexts se dégagent. Lœuvre semble questionner la nature de la représentation, la fidélité à lobjet et la perception visuelle. La déconstruction du violon et du piano pourrait évoquer la fragilité de lart et de la musique face aux bouleversements du monde, un contexte historique marqué par la Première Guerre mondiale, période durant laquelle l’œuvre a été réalisée. La fragmentation pourrait aussi symboliser l’introspection, la dissection des émotions et des idées, caractéristique du cubisme. Le contraste entre les couleurs vives et les tons sombres peut être interprété comme une tension entre la beauté et la souffrance, l’harmonie et le chaos. Enfin, la présence du clavier, mais de manière isolée et fragmentée, suggère l’idée d’une musique inaccomplie, d’une création en suspens.