часть 2 -- European art Европейская живопись – GUSTAVE COURBET Paysage dhiver 1869
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On observe ici un paysage hivernal dune grande sobriété. Lœil est immédiatement attiré par la rivière, dont les eaux sombres contrastent avec la blancheur omniprésente de la neige. Leau, bien que glacée, semble continuer son cours, apportant une sensation de mouvement et de vie au sein de ce décor figé par le froid.
Le sol, parsemé de rochers et de touffes dherbe jaunie, présente une texture riche et variée, rendant palpable la sensation de relief et de terrain accidenté. La neige, représentée avec une palette de gris et de blancs subtils, recouvre les pentes et les arbres, créant une atmosphère froide et silencieuse. On perçoit une certaine humidité dans la neige, suggérant une fonte récente ou un regel possible.
Au premier plan, un cerf traverse la rivière, son corps en mouvement brisant la monotonie du paysage. Sa présence introduit une dimension narrative, évoquant la lutte pour la survie et ladaptation face aux rigueurs de l’hiver. Il nest pas idéalisé, mais plutôt saisi dans un moment de réel, ce qui renforce le caractère documentaire de lœuvre.
Larrière-plan est constitué dune forêt dense, dont les arbres sont à peine discernables à travers le voile de neige. Cette profondeur, bien que limitée, contribue à limpression de vastitude et disolement. Labsence de figures humaines renforce ce sentiment dabandon et de communion avec la nature sauvage.
Le traitement de la lumière est particulièrement intéressant. Une lumière diffuse, typique des jours dhiver, éclaire la scène de manière uniforme, sans créer d’ombres marquées. Cette absence de contraste accentue la sensation de froideur et dimmobilité.
On peut déceler dans cette œuvre une volonté de représenter la nature dans sa vérité, sans idéalisation ni embellissement. Le peintre semble vouloir capturer lessence même de lhiver, avec ses dures conditions et sa beauté austère. Le paysage n’est pas un décor pittoresque, mais un lieu de vie, un théâtre où se joue l’éternel combat de lhomme – ici symbolisé par lanimal – contre les éléments. On devine une certaine nostalgie pour un monde rural et authentique, menacé par les mutations de la société.