Hermitage ~ part 08 – Murillo, Bartolome Esteban. The murder of the Inquisitor Pedro de Arbuesa
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L’atmosphère générale est lourde et oppressante. Lobscurité qui emplit la majeure partie de la composition accentue la violence de laction et isole les personnages dans un espace clos, presque claustrophobe. La palette de couleurs est dominée par des tons terreux, des bruns et des gris, renforcés par des touches de rouge sur les vêtements de la victime, symbolisant potentiellement le sang et la souffrance.
En arrière-plan, une figure angélique apparaît, illuminée par une lumière dorée et céleste. Lange, les ailes déployées, semble contempler la scène, voire participer à laction en brandissant un couteau. La présence de cette figure divine suggère une dimension spirituelle et morale à lévénement représenté. On peut y lire une justification divine de la violence, ou au contraire, une critique du pouvoir terrestre et de ses excès.
À la base de la toile, un livre et une lanterne posés sur une table suggèrent un contexte intellectuel et religieux. Le livre pourrait représenter la connaissance, la foi, ou même la loi, tandis que la lanterne symbolise la vérité, la lumière qui éclaire les ténèbres de l’ignorance.
Plusieurs subtexts se dégagent de cette composition. Lassassinat dun représentant de lautorité ecclésiastique, combiné à la présence de lange et aux objets symboliques, invite à une réflexion sur la justice, la vengeance, et la légitimité du pouvoir. L’œuvre pourrait être interprétée comme une allégorie de la lutte entre le bien et le mal, entre la foi et la corruption, entre la justice divine et la justice humaine. L’ambiguïté de l’ange – est-il un complice ou un témoin – renforce cette complexité interprétative. La scène, par son intensité dramatique, semble vouloir dénoncer les abus de pouvoir et la cruauté qui peuvent se cacher derrière les institutions religieuses.