George Price Boyce – The Church of the Frari, Venice, from the Campiello San Rocco
Emplacement: Museums and Art Gallery, Birmingham.
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Lœuvre nous présente une scène urbaine vénitienne, baignée dune lumière vibrante et atmosphérique. Devant nous sétend une place, un campiello probablement, dominée par une imposante église dont le clocher se dresse, perçant un ciel légèrement bleuté, dilué par latmosphère humide caractéristique de la lagune.
Larchitecture est prégnante. Léglise, massive, se caractérise par une façade richement ornée, dont les détails architecturaux – les ogives, les fenêtres gothiques – sont rendus avec une délicatesse impressionnante. Le clocher, élancé et flanqué de petites ouvertures, semble s’élever vers le ciel, point focal de la composition.
Les bâtiments environnants, de facture plus modeste, salignent le long de la place, leurs façades en briques et pierre, patinées par le temps, reflétant la lumière de manière nuancée. Les fenêtres, souvent aveugles ou dotées de volets clos, suggèrent une vie quotidienne discrète, un rythme tranquille. Lensemble des bâtiments crée un jeu complexe de volumes et de perspectives, renforçant le sentiment denfermement propre aux ruelles vénitiennes.
Au premier plan, une fontaine de pierre, usée par le temps, attire lœil. Un homme, vêtu d’une tenue sombre, est penché au-dessus, apparemment en train de puiser de leau. Sa présence humaine, discrète mais essentielle, ancre la scène dans le réel, lui conférant une dimension intimiste.
La palette de couleurs est dominée par des tons chauds – ocres, jaunes, roux – évoquant la chaleur du soleil et la patine des matériaux anciens. Des touches de bleu et de gris adoucissent l’ensemble, créant une atmosphère enveloppante et mélancolique. Le traitement de la lumière, particulièrement réussi, est obtenu par des touches de pinceau légères et vibrantes, qui suggèrent la réverbération de la lumière sur les surfaces et latmosphère particulière de la ville.
On peut déceler, au-delà de la simple représentation dun lieu, une méditation sur le temps qui passe, sur la fragilité de lexistence et sur la beauté intemporelle de larchitecture vénitienne. L’œuvre ne cherche pas à idéaliser la scène, mais plutôt à en saisir l’essence, sa poésie discrète et son charme mélancolique. Elle témoigne dune observation attentive et dune sensibilité particulière pour latmosphère unique de la Sérénissime.