Alan Adridge – Seventies Protest
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Lœuvre se déploie sur un fond bariolé, un mélange de bandes verticales rouge, blanche et bleu, évoquant immédiatement le drapeau américain, mais de manière déformée et dissonante. Cette trame visuelle, déjà chargée de connotations patriotiques et idéologiques, sert de décor à une composition chaotique et surchargée.
Au centre, une figure centrale, à la physionomie indistincte et déformée, semble émaner dune explosion, un nuage de formes et de couleurs vives. On y devine des éléments rappelant un visage, mais celui-ci est fragmenté et grotesque, suggérant une perte d’identité ou une dépersonnalisation. Autour de cette figure centrale, un foisonnement d’images et de symboles sagglutinent : des horloges à aiguilles figées, représentant peut-être un temps suspendu ou une stagnation; une banane, fruit associé à la culture américaine et au consumérisme; un portrait stylisé dun homme, potentiellement une figure de pouvoir, avec une expression figée et méprisante; des piles de billets de banque, symbole ostentatoire de la richesse et de laccumulation.
Plus bas, on distingue une image de New York City, miniature et décontextualisée, noyée dans un océan déléments visuels. Des visages déformés, des yeux exorbités, des gueules béantes, des dents acérées, participent à une atmosphère angoissante et paranoïaque. Une femme, au regard vide et aux lèvres tuméfiées, semble subir une violence silencieuse.
Lensemble de la composition est marqué par une palette de couleurs vives et agressives, des lignes anguleuses et des formes déformées, contribuant à une sensation de malaise et doppression. La présence dune signature illisible en bas à droite suggère une volonté de dissimuler l’auteur ou de souligner l’anonymat de la critique.
Lœuvre semble dénoncer, de manière satirique et provocatrice, les dérives du consumérisme, lobsession du pouvoir et de largent, et la perte didentité dans une société de masse. Le chaos visuel et la déformation des formes traduisent un sentiment de désorientation, de malaise et de révolte face à un monde perçu comme illusoire et oppressant. L’inscription au bas de l’image, “A great place for hamburgers but who’d want to live there!”, renforce cette critique acerbe, soulignant l’attrait superficiel de la culture américaine au détriment dune qualité de vie véritable. Il s’agit d’une critique sociale virulente, exprimée par un langage visuel fragmenté et déformant.