J. Paul Getty Museum – Manyasco Alessandro (nicknamed Lissandrino) (Genoa 1667-1749) - Triumph of Venus (118x148 cm) 1720s
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Au premier plan, une foule de figures humaines, principalement des nus masculins et féminins, se mêlent dans une agitation festive. Les corps sont drapés et contorsionnés, exprimant une joie sensuelle et un abandon aux plaisirs. Certains personnages semblent sadonner à des rituels, dautres se livrent à des jeux, et dautres encore sont simplement figés dans des poses de contemplation. Un feu ardent, dont la fumée sélève vers le ciel, semble être le point focal de cette réunion, symbolisant peut-être la purification, la transformation, ou la passion dévorante.
Au centre, une figure féminine, clairement identifiable comme la déesse, se détache par sa posture et son expression. Elle semble présider à cette célébration, irradiant une aura de puissance et de beauté. Des figures ailées, probablement des putti ou des génies, lentourent, semant des fleurs et des pétales, renforçant ainsi l’atmosphère idyllique et érotique.
Au fond, un paysage maritime s’étend à l’horizon, avec un navire visible au loin. Cette présence marine est significative, évoquant lorigine de Vénus, née de la mer, et soulignant son lien avec les voyages, lexploration, et la découverte. Des statues de marbre, à demi-cachées par la végétation, parsèment le paysage, témoignant de la grandeur passée de ce lieu sacré.
La lumière joue un rôle essentiel dans cette œuvre. Elle est diffuse et dorée, enveloppant les figures et larchitecture dune aura chaleureuse. Les ombres, quant à elles, accentuent le relief et la profondeur, créant un effet de perspective saisissant.
Au-delà de la simple représentation dune scène mythologique, cette peinture semble explorer les thèmes de lamour, de la fertilité, de la transformation, et de la fugacité du temps. La juxtaposition de l’architecture antique, en état de délabrement, avec la vitalité des corps et la joie de la célébration, suggère une réflexion sur le cycle de la vie, la beauté éphémère, et la permanence des passions. Le tableau invite à méditer sur la tension entre le divin et le terrestre, entre la perfection idéale et la réalité imparfaite. On peut également percevoir une subtile critique de la décadence, symbolisée par les ruines, contrastant avec l’opulence et l’excès de la fête.