Javier Pagola – #27957
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On observe tout dabord une série de formes circulaires, certaines plus grandes que dautres, qui semblent flotter dans lespace. Elles suggèrent des soleils, des lunes, ou peut-être des planètes, renforçant limpression dun cosmos personnel. Un objet ovoïde, de couleur bleu sombre, se distingue nettement, semblant peser sur la composition, voire la perturber.
Lécriture occupe une place prépondérante. Des mots, des phrases, des abréviations, sont éparpillés sur la toile, sans ordre apparent. Ils se lisent comme des fragments de pensées, des notes éphémères, des souvenirs épars. On distingue des noms propres, des dates, des termes techniques, des expressions énigmatiques, qui laissent entrevoir une narration fragmentée et intime. Ces inscriptions confèrent à lœuvre un caractère autobiographique et introspectif.
Plusieurs éléments graphiques se détachent : un dessin sommaire représentant une structure architecturale, peut-être un bâtiment ou une maison, aux couleurs vives (rouge, blanc, bleu). On perçoit aussi un dessin évoquant un oeil, avec une pupille disproportionnée, qui pourrait symboliser une observation, une conscience, ou un regard critique. Des représentations de chaussures, de fleurs stylisées, et dautres motifs décoratifs viennent compléter le tableau.
La superposition des éléments, la densité des informations, et lapparente absence de structure logique suggèrent un état desprit fragmenté, voire chaotique. L’œuvre laisse entrevoir un flux de conscience, une tentative de capturer la complexité de lexpérience humaine. Les mots, les images, les formes, se combinent pour former un langage visuel unique, qui échappe à toute interprétation univoque. Il sagit davantage dune exploration sensorielle et émotionnelle que dune tentative de narration linéaire. La juxtaposition de l’intime (noms, dates) et de l’abstrait (formes géométriques, couleurs) crée une tension palpable. Le fond ocre, à la fois chaleureux et aride, renforce limpression d’un paysage intérieur, d’une mémoire en construction.