Javier Pagola – #27956
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Lorganisation spatiale est loin d’être conventionnelle. Des bâtiments, reconnaissables à leurs contours anguleux et à leurs ouvertures irrégulières, se dressent dans une perspective déformée, comme suspendus dans un espace indéterminé. Parmi eux, une figure centrale, un visage aux traits pâles et aux yeux grands ouverts, se détache par sa monumentalité et son expression mélancolique. Ce regard semble interroger le spectateur, invitant à une réflexion sur la condition humaine, peut-être sur la perte ou le souvenir.
Plusieurs objets, comme un bol renversé en bas à droite, ou une photographie discrète en bas à droite, viennent ponctuer cette composition foisonnante. Ces éléments, isolés et apparemment sans lien direct avec le reste, suggèrent des souvenirs personnels, des fragments d’une histoire individuelle. La présence de numéros de téléphone, de références à des adresses et à des noms de lieux donne à l’ensemble un caractère documentaire, presque comme un carnet de notes égaré.
Le dessin, réalisé à la craie et au fusain, est marqué par une spontanéité expressive. Le tracé est nerveux, les contours imprécis, ce qui renforce limpression dun flux de conscience, dune pensée en mouvement. L’ensemble suggère une tentative de saisir léphémère, de fixer dans l’espace une réalité fragmentée et subjective. Le vert dominant, en contraste avec les touches d’orange et de blanc, contribue à l’ambiance à la fois sombre et lumineuse, troublante et captivante, qui émane de cette œuvre. On ressent une tension entre lordre et le chaos, entre la volonté de structurer et la force de limprovisation.