Edouard Vuillard – img138
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Le décor est dominé par un épais rideau de feuillage, suggérant un verger luxuriant. Les couleurs sont ternes, oscillant entre les verts, les bruns et les gris, créant une atmosphère empreinte de rusticité et dune certaine mélancolie. Le ciel, visible au-dessus de la canopée, est d’un blanc sale, contribuant à l’aspect général légèrement terne.
Les figures féminines, bien que stylisées, sont traitées avec une certaine simplicité. Leurs visages sont peu détaillés, et laccent est mis sur leurs postures et leurs mouvements. On observe une progression à travers les panneaux : la première femme, assise et absorbée par son panier, semble déjà avoir récolté une part importante. La seconde, au centre, tend la main vers les fruits mûrs, symbole despoir et de labeur. La troisième, debout et fixant le spectateur, semble incarner une sorte de conscience de la scène, presque un observateur silencieux. Les deux dernières femmes, à droite, sont penchées sur leurs paniers, complétant le cycle de la cueillette.
L’organisation tripartite de lœuvre peut être interprétée comme une représentation des étapes du travail, ou peut-être comme une allégorie de la vie rurale, rythmée par les saisons et les tâches agricoles. La répétition des motifs (paniers, branches de fruits, postures similaires) crée un effet de rythme et dharmonie.
Au-delà de la simple description dune scène de cueillette, lœuvre semble évoquer un sentiment de solitude et disolement. Labsence de communication entre les femmes, leurs regards souvent détournés, suggèrent une distance émotionnelle, voire une certaine résignation face aux dures réalités de la vie paysanne. La palette de couleurs limitée et latmosphère générale sombre renforcent cette impression de mélancolie et de contemplation silencieuse. On sent une certaine tension entre la beauté du paysage et la dureté du travail.