Rijksmuseum: part 2 – Droochsloot, Joost Cornelisz. -- Sint Maarten snijdt een stuk van zijn jas af om aan een bedelaar te geven, 1623
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
On observe ici une composition foisonnante, centrée autour dun événement de charité en milieu urbain. Larrière-plan est dominé par une architecture typique dune ville flamande, avec des bâtiments à colombages et une flèche déglise se dressant au loin, affirmant la présence dune communauté structurée. Le ciel est nuageux, laissant entrevoir des touches de bleu clair, suggérant un temps froid et hivernal. Les arbres, dépouillés de leurs feuilles, renforcent cette impression de saison austère.
Au premier plan, une multitude de personnages sagomment autour dune scène centrale. Un homme, monté à cheval et vêtu dune riche cape, est en train de couper un morceau de son manteau avec une lame. Ce geste, apparemment spontané, est offert à un mendiant agenouillé, implorant. La présence du chien du mendiant, se tenant près de son maître, ajoute une dimension de fidélité et de vulnérabilité à la scène.
Lassemblée environnante est diverse. On y distingue des femmes portant des capes et des châles, des hommes aux visages marqués par lâge et les difficultés, et des enfants observant la scène avec curiosité. Certains personnages semblent compatissants, dautres indifférents, voire critiques. Cette variété dexpressions et de réactions souligne la complexité des relations sociales et des attitudes face à la misère.
Le traitement de la lumière est intéressant. Elle semble émaner dune source diffuse, accentuant les volumes et les détails des vêtements et des visages. L’artiste a su rendre les textures des tissus, la brillance de l’armure, et l’expression des émotions.
Au-delà de l’anecdote de la charité, la scène suggère un questionnement sur la responsabilité sociale et la condition humaine. L’acte de générosité de lhomme à cheval est mis en regard avec la misère du mendiant et l’indifférence de certains spectateurs, invitant le spectateur à une réflexion sur les inégalités et la solidarité. La scène pourrait également être interprétée comme une allégorie de la bonté et de la compassion, contrastant avec la dureté du monde. L’ambiance générale est celle d’une communauté confrontée à ses propres contradictions, oscillant entre piété et indifférence.