Rijksmuseum: part 2 – Berchem, Nicolaes Pietersz. -- Italiaanse ruïne, 1658
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Lœuvre présente un paysage dominé par une imposante structure architecturale en ruine. Cette construction, manifestement dorigine antique, sélève verticalement, occupant une grande partie du cadre et créant une sensation doppression et de grandeur déclinée. Les pierres, massivement imbriquées, témoignent dune solidité passée, désormais érodée par le temps et la végétation luxuriante qui les envahit. Des lierres et des arbustes saccrochent aux façades, adoucissant la dureté de la pierre et suggérant un processus de reconquête de la nature.
Au premier plan, une scène de genre se déroule. Deux personnages, vraisemblablement des voyageurs, sont représentés à dos d’âne, accompagnés dun attelage de bêtes de somme – un âne et une mule, entourés de quelques moutons et dun chien. Leur présence, à la fois modeste et assurée, contraste avec lampleur du décor. Les vêtements, dun style qui évoque le milieu du XVIIe siècle, confèrent un ancrage temporel à la scène. Lun des personnages, vêtu dune cape rouge, semble observer le paysage, tandis que lautre, plus sombre, regarde vers le spectateur, créant une brève connexion.
La lumière est traitée avec subtilité. Elle vient den haut et diffuse une luminosité douce sur le groupe central, accentuant les textures des pierres et des tissus. Le ciel, dun gris perlé, est strié de nuages cotonneux, suggérant un temps changeant, peut-être un après-midi dautomne. La ligne d’horizon est basse, renforçant limpression de verticalité et de monumentalité de la ruine.
Plusieurs niveaux de lecture se dessinent. La ruine, indubitablement, symbolise la fragilité du temps, la vanité des ambitions humaines et le pouvoir inexorable de la nature. Elle peut également évoquer la gloire passée de civilisations disparues, dont il ne reste que des vestiges. La présence des voyageurs suggère un voyage, une quête, une exploration du passé. Leur attitude, à la fois contemplative et résolue, laisse entrevoir une réflexion sur la condition humaine face à l’immensité du temps et de l’histoire. La scène densemble, intimement liée à lesthétique du pittoresque, invite à la rêverie et à la méditation sur la fuite du temps et la beauté mélancolique de la décrépitude. Lensemble évoque une atmosphère de mélancolie sereine, empreinte de la nostalgie dun passé révolu.