Richard Caton II Woodville – Candahar: The 92nd Highlanders and the 2nd Gurkhas Storming Gaudi Mullah Sahibdad
Emplacement: Private Collection
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
On observe ici une composition chargée, témoignant dun affrontement violent, probablement une attaque de fort. La palette de couleurs est dominée par les tons ocres et sableux, évoquant un environnement désertique et aride, contrastant fortement avec les uniformes de certaines troupes.
L’artiste a placé au premier plan un amas de corps, tant des combattants que des civils, suggérant la brutalité et le coût humain du conflit. Les corps sont désarticulés, certains gisant en attitudes de souffrance, d’autres apparemment morts. Une figure féminine, recroquevillée, attire le regard par son désespoir palpable. La présence dun tent de croix rouge dans le coin inférieur gauche, à proximité immédiate de la détresse, soulève une interrogation sur la neutralité et la protection des blessés dans le chaos de la bataille.
Plusieurs groupes de soldats sont visibles, engagés dans des combats acharnés. Les troupes occidentales, reconnaissables à leurs uniformes et leurs kilt, semblent mener lassaut sur une structure fortifiée. Leur posture est déterminée, leurs visages concentrés sur laction. Une distinction semble également être faite entre les différentes unités, avec des soldats en treillis et dautres en kilt, soulignant peut-être une diversité de contingents au sein de la force dattaque.
La fortification elle-même, à laquelle les assaillants se dirigent, est un amas de bâtiments en terre, difficilement accessible et apparemment défendu. Des têtes et des corps apparaissent à ses fenêtres et toits. Le relief montagneux en arrière-plan renforce le sentiment disolement et denfermement du lieu du combat.
Latmosphère générale est celle de confusion et de violence. La lumière, chaude et crue, accentue le caractère dramatique de la scène. Labsence de détails idéalisants ou de célébration héroïque suggère une intention de représenter la réalité brute de la guerre, sans fard ni embellissement.
Les sous-textes possibles sont multiples. On peut y lire une critique implicite de la colonisation et de ses conséquences désastreuses, en montrant la souffrance de la population locale prise entre deux feux. L’œuvre pourrait également être interprétée comme une méditation sur la futilité de la guerre, mettant en évidence le carnage et la détresse humaine qui laccompagnent, quel que soit le camp. La composition, centrée sur la douleur et la mort, invite à une réflexion sur les coûts moraux et humains de lexpansion impériale.