Surikov Vasily - Boyarynya Morozov
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Vasili Sourikine a travaillé pendant de longues quatre années sur le célèbre tableau historique «La Boyarine Morozova». En 1887, cette véritable œuvre magistrale a été achetée pour 25 000 roubles et placée dans la galerie Tretiakov, où elle est conservée jusquà aujourdhui, éblouissant les spectateurs par ses dimensions impressionnantes, son sujet tragique et le talent de lartiste.
Le tableau transporte étonnamment les amateurs de lœuvre de Sourikine il y a plusieurs siècles, dans un jour glacial de novembre à Moscou, le 17 novembre 1671. Le personnage central attire irrésistiblement le regard : la boyarine Morozova, vêtue de noir et exilée, prête à subir tous les privations pour défendre lancienne foi, et engagée dans un conflit ouvert avec le tsar Alexis Mikhaïlovitch.
Ses yeux fanatiquement brillants sur son visage émacié et son bras droit levé, montrant deux doigts, témoignent que cette noble dissidente ira jusquau bout. Les sanes sélancent dans la rue enneigée de Moscou, entourées dune foule immense, mais leur attitude envers lancienne boyarine, désormais enchaînée, est ambiguë. Un fou assis sur la neige, vêtu dun simple chemise de toile, soutient la révoltée par son geste des deux doigts, de nombreuses femmes pleurent et compatissent, tandis que certains badauds ricanent et se réjouissent.
Il y a si peu de temps encore, Fiodosia Morozova voyageait dans une magnifique calèche tirée par six ou douze chevaux, entourée de centaines de serviteurs, et elle était comme chez elle dans les palais royaux.
Sourikine a dû longtemps chercher un modèle pour peindre la boyarine, car il nétait pas certain de lapparence dune femme de la noblesse qui sétait opposée aux réformes Nikoniennes et soutenait le protopope Avvakoum, qui fut brûlé sur le bûcher.
Avant de commencer à peindre le tableau, lartiste sest minutieusement informé sur lépoque du schisme religieux. Il a lu de nombreux livres, visité de nombreux musées présentant des objets anciens et discuté avec les descendants des vieux-croyants.
Pour que les sanes aient limpression de bouger, Sourikine a dû représenter un garçon courant à côté delles. De lautre côté des sanes se trouve la princesse Evdokia Ourousova, qui partagea le tragique sort de sa sœur. Elle mourut dans une prison souterraine le 11 septembre 1675, tandis que Fiodosia lui survécut de seulement 52 jours.
Le tableau provoque une profonde tristesse et représente comme un instantané de la société à la fin du XVIIe siècle.
Сделал НАУЧНОЕ ОТКРЫТИЕ (!!!)
искусствоведа-любителя!!!
Стою пред "Боярыней Морозовой"
и вдруг встречаюсь глазами с пристальным взглядом из середины/верхней трети полотна!!!
Бааа!!!
Да это Василий Иванович Суриков
в образе "очевидца событий" внимательно смотрит на меня!!!
Около этого шедевра успел прослушать двух экскурсоводов, аудиогида –
об автопортрете В. И. Сурикова в "Боярыне Морозовой" -
Ни слова!!!
Тихонько спрашиваю охранника около картины:
"- экскурсоводы что-нибудь говорят об этом?"
Отвечает:
"-от вас первый раз об этом слышу... "
Через пол-часа прохожу мимо – другой охранник – тот же вопрос – отвечает:
"- говорят, но очень немногие и очень редко... "
Эээх! Не я первый!
Сорвалось открытие!!!
😂
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L’œuvre saisit un instant dramatique, un passage tumultueux dans un décor hivernal russe. Le spectateur est immédiatement plongé au cœur dune scène de rue enneigée, dominée par la présence dune charrette en bois, visiblement accidentée, entourée dune foule dense et agitée.
Lartiste a déployé une palette de couleurs froides, dominée par les blancs et les gris de la neige, rehaussée par des touches de bleu et de violet, accentuant la sensation de froid glacial. Les costumes des personnages, riches en couleurs vives – rouges, ors, verts profonds – contrastent avec la sobriété du paysage et servent à les distinguer.
Le centre de l’attention est capté par la figure féminine, au premier plan à droite. Sa posture de supplication, ses mains jointes et son visage empreint dune profonde tristesse, évoquent une détresse émotionnelle intense. Elle semble implorer, peut-être pour obtenir grâce ou pitié face à la situation qui se déroule.
Autour delle, la foule est représentée avec une grande diversité de personnages et dexpressions. Certains observent la scène avec curiosité, dautres semblent préoccupés, certains sefforcent de dégager la charrette. L’agitation est palpable, suggérant un événement de quelque importance, peut-être une arrestation ou une exécution publique.
La charrette, coincée dans la neige, devient un symbole de l’immobilisme et de l’oppression. Elle incarne la fragilité de la position de la femme, ainsi que la force brute du pouvoir qui la prive de sa liberté. La disposition des planches brisées et éparpillées souligne laspect chaotique et destructeur de la scène.
Le décor, avec ses bâtiments enneigés à l’arrière-plan et ses églises aux coupoles dorées, situe laction dans une ville russe typique du XVIIe siècle. Cette localisation précise contribue à l’authenticité de la scène et à son ancrage dans une réalité historique particulière.
Au-delà de la narration immédiate, lœuvre semble évoquer des thèmes plus universels : la vulnérabilité de lindividu face à lautorité, la lutte pour la liberté, la dignité humaine mise à lépreuve par la cruauté du destin. Lattention portée aux détails, la richesse des costumes et le réalisme des expressions faciales renforcent limpact émotionnel de la scène et invitent le spectateur à méditer sur les complexités de la condition humaine. Il y a une suggestion de tension sociale et politique palpable dans lair, un sentiment dinjustice et de fatalité.