Zhenya Portrait of a painter s son Zinaida Serebryakova (1884-1967)
Zinaida Serebryakova – Zhenya Portrait of a painter s son
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Peintre: Zinaida Serebryakova
Zinaida Serebryakova est née dans le village de Neskuchny, dans la province de Kharkov, dans la famille des célèbres architectes et artistes Lencere-Benoit. La jeune fille a hérité du brillant talent créatif de la famille et, après avoir obtenu son diplôme de fin d’études secondaires, elle part en Italie pour un apprentissage et étudie la peinture dans une académie à Paris. En 1905, Zinaida épouse Boris Serebryakov, avec qui elle a quatre enfants.
Description du tableau "Portrait de Zhenya" de Zinaida Serebryakova
Zinaida Serebryakova est née dans le village de Neskuchny, dans la province de Kharkov, dans la famille des célèbres architectes et artistes Lencere-Benoit. La jeune fille a hérité du brillant talent créatif de la famille et, après avoir obtenu son diplôme de fin d’études secondaires, elle part en Italie pour un apprentissage et étudie la peinture dans une académie à Paris.
En 1905, Zinaida épouse Boris Serebryakov, avec qui elle a quatre enfants. La famille vit à Saint-Pétersbourg et se rend l’été dans la propriété familiale à Neskuchnoye. L’harmonie, la chaleur spirituelle, l’amour, le traitement respectueux et attentif de l’autre règnent dans la maison Serebryakov.
Pendant ces années heureuses, Zinaida travaille dur, très dur. Son développement en tant que personne et artiste, sous l’influence de l’humeur générale dans l’environnement créatif à la recherche d’idéaux humanistes, d’images grandes et héroïques, a donné lieu à des dizaines de peintures merveilleuses, remplies de bonté et de joie, de paysages colorés, d’images ensoleillées de simples paysannes et enfants.
L’une de ses œuvres les plus connues est l’autoportrait Behind the Toilet, qui la représente devant le miroir, souriant et se coiffant avec insouciance. Parallèlement, elle peint de nombreuses compositions et portraits de ses enfants. Les deux fils aînés, Eugène et Alexandre, et les filles cadettes, Tata et Katya, aux visages ravissants, dessinés avec infiniment d’amour et de tendresse par leur talentueuse mère, éclairent les scènes les plus ordinaires de la vie quotidienne : prendre le thé sur la terrasse, préparer le dîner, attendre le petit-déjeuner, jouer du piano. Tout dans ces images respire le bonheur et l’hospitalité d’un grand foyer convivial, et personne ne sait encore quel sort tragique leur sera réservé.
La révolution a surpris Serebryakova à Kharkov. En 1919, le mari de Zinaida meurt soudainement, infecté par le typhus, et elle se retrouve avec des enfants et une vieille mère sans argent ni travail. Cherchant une issue, les Serebriakovs partent pour Petrograd, puis Zinaida se rend à Paris pour organiser une exposition. Cependant, la Russie soviétique a fait tomber le rideau de fer et son retour au pays est devenu impossible. Ses parents et amis parviennent à peine à emmener deux de ses quatre enfants, Sasha et Katya, à Paris. Zinaida ne verra ses autres enfants, Eugénie et Tatyana, que 36 ans plus tard.
Zinaida Serebryakova a peint un portrait de Zhenya, son fils aîné, en 1917. Comme si elle anticipait une séparation imminente, l’artiste a dépeint le garçon dans ses couleurs sobres, voire lugubres, qui lui sont caractéristiques, sans s’attarder sur les détails de l’intérieur et de l’ameublement. Le garçon est représenté de profil et ne regarde pas le spectateur. Ses mains ne sont pas occupées et il fixe d’un regard pensif et vide le livre ouvert devant lui. À part le simple lit blanc à l’arrière-plan, il n’y a rien d’autre dans le tableau.
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La palette de couleurs est dominée par des tons chauds : des roux et des bruns pour les cheveux et le visage du garçon, un bleu profond pour son vêtement, et des ocres et des marrons pour la table et le fond. Cette gamme chromatique crée une atmosphère intime et chaleureuse, tout en suggérant une certaine sobriété. Le fond, traité de manière vague et floue, avec des touches de blanc et de beige, renforce limpression dun espace clos et protecteur.
On remarque une certaine liberté dans la touche picturale. Les contours sont flous, les formes se fondent les unes dans les autres, et les traits sont esquissés plutôt que définis. Cette approche contribue à donner à limage une qualité de spontanéité et dintimité. On perçoit une volonté de saisir linstant présent, la concentration du garçon, plutôt que de produire un portrait précis et rigoureux.
Il est possible de déceler plusieurs sous-textes dans cette œuvre. Limage évoque la transmission du savoir, limportance de la lecture et de léducation. Le garçon, fils de peintre, semble simmerger dans les mots, comme sil cherchait à comprendre le monde qui lentoure. On peut également y voir une réflexion sur la solitude et lintrospection. Le garçon, isolé dans son monde de lecture, semble séloigner du monde extérieur. La pose penchée, le regard baissé, renforcent cette impression de retrait et de contemplation.
En somme, lœuvre est un portrait touchant et subtil dun jeune garçon en proie à la lecture, une scène dintimité et de concentration qui invite à la réflexion sur le pouvoir des mots et la richesse du monde intérieur. Labsence de détails anecdotiques ou déléments narratifs précis laisse au spectateur la liberté dinterpréter limage selon sa propre sensibilité.