Jacob Bouttats – Garden of Eden
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Le regard est immédiatement attiré par la diversité des espèces représentées : des oiseaux exotiques aux perroquets éclatants, des herbivores paisibles comme le cerf et le cheval, des prédateurs comme le lion au repos, et des créatures plus insolites comme l’autruche et le dromadaire. Chacun est rendu avec un souci du détail anatomique remarquable, témoignant d’une observation attentive de la nature.
L’absence de figures humaines, pourtant centrales dans la plupart des représentations de ce thème, est frappante. Cela conduit à une interprétation centrée sur lharmonie primordiale entre les créatures, un état de paix avant la chute. L’animalité est ici mise à lhonneur, non pas dans une vision de domination, mais dans une coexistence pacifique.
On perçoit une tentative de recréer un monde idéal, un retour à létat originel de la création. Le paysage lui-même est un reflet de cette idéalisation : la végétation est généreuse, leau, implicite, semble alimenter cette prolifération de la vie. Cependant, cette abondance n’est pas exempte d’une certaine tension. La proximité de certains animaux, notamment entre le lion et les espèces plus faibles, suggère une menace latente, un rappel subtil de la chaîne alimentaire et de la fragilité de cet équilibre.
L’utilisation de la lumière, bien que homogène et douce, contribue à cette impression de sérénité, tout en accentuant la richesse des couleurs et la texture des fourrures et des plumes. Lensemble évoque un sentiment de nostalgie pour un monde perdu, un paradis terrestre dont la perte serait à jamais regrettée. Il s’agit dune célébration de la création, mais aussi dune méditation sur l’état de la nature et son lien avec l’homme.