Sawrey Gilpin – Gulliver Taking His Final Leave of the Land of the Houyhnhnms
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Le groupe d’animaux occupe une place centrale. Plusieurs chevaux, dont un d’un blanc éclatant, se tiennent au repos, semblant indifférents au drame qui se joue. Le cheval blanc, particulièrement mis en valeur par sa blancheur et sa position centrale, attire le regard et pourrait symboliser une forme de noblesse ou de pureté.
Sur la droite, une silhouette humaine, vêtue de manière sommaire, semble s’apprêter à appareiller un petit navire. Son attitude est concentrée, presque désolée, et il regarde vers le groupe de chevaux, comme pour prendre congé. L’absence de communication directe entre lhomme et les animaux accentue le sentiment disolement et de rupture.
La lumière joue un rôle crucial dans latmosphère générale. Le ciel, éclairé par un crépuscule orangé, contraste fortement avec lobscurité de la falaise, créant un effet dramatique. Cette lumière, bien que douce, ne parvient pas à dissiper complètement limpression de tristesse et de désolation.
Plusieurs subtexts se dégagent de cette composition. On peut y lire une réflexion sur le départ, la séparation et la perte. Lindifférence apparente des chevaux face au départ de lhomme suggère une distance entre les mondes, une incapacité à comprendre ou à partager les émotions humaines. La nature, massive et silencieuse, apparaît comme un témoin impassible de cette scène. Le contraste entre la robustesse des chevaux et la fragilité de lhomme souligne peut-être la précarité de lexistence humaine face à limmensité du monde. Enfin, la petite embarcation suggère un retour vers un monde, peut-être moins idéal, mais nécessaire. Le tableau évoque, en somme, une transition, un passage vers un avenir incertain, marqué par un deuil.