Vasily Vereshchagin – Cart rich people in Delhi. 1875
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
On observe une scène de transport, vraisemblablement dans un contexte urbain indien du XIXe siècle. Au premier plan, deux bœufs blancs, attachés à un riche véhicule, attirent lattention. Un conducteur, vêtu de blanc, semble guider les animaux avec une expression sereine. Le véhicule lui-même est un chef-dœuvre de décoration, avec ses couleurs vives (rouge dominant, touches de vert et d’or) et ses ornements sophistiqués. Des serviteurs, assis à l’intérieur, se fondent dans l’élégance de l’ensemble.
L’arrière-plan se réduit à un paysage désertique, caractérisé par une végétation clairsemée et un ciel d’un bleu intense. Cette simplification du décor contribue à mettre en valeur le véhicule et ses occupants. L’espace est ouvert, presque infini, suggérant un voyage continu.
Lœuvre dégage un sentiment de luxe et dopulence. Le contraste entre la simplicité du paysage et la richesse du véhicule souligne linégalité sociale et la hiérarchie. Les vêtements blancs des conducteurs et des serviteurs évoquent la pureté et la dignité, tandis que le véhicule flamboyant témoigne de la prospérité et du pouvoir de ses occupants.
On peut y lire une réflexion sur la société coloniale de lépoque, où les élites locales affichaient leur richesse et leur statut à travers des symboles ostentatoires. L’absence de figures féminines pourrait indiquer une convention sociale de l’époque, où les femmes étaient souvent confinées à l’intérieur.
Lensemble de la composition suggère un certain détachement, une distance entre les occupants du véhicule et lenvironnement qui les entoure. Ils semblent transportés dans un monde à part, privilégié et protégé des réalités de la vie quotidienne. L’absence d’expression forte chez les personnages contribue à cette impression de distance et dimpassibilité.