Paolo Ricci – #15629
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La palette chromatique est dominée par des teintes chaudes, orangées et ocres, qui confèrent à l’ensemble une tonalité automnale, voire crépusculaire. Ces couleurs, bien que visuellement agréables, contribuent paradoxalement à une sensation de malaise, évoquant peut-être une atmosphère de déclin ou de désolation. Le ciel, dun jaune sourd, accentue cette impression.
L’ensemble de la scène se déroule sur une rue, délimitée par des marquages au sol, dont un large STOP partiellement visible. Un scooter, garé sur le bord de la chaussée, ajoute une note de banalité quotidienne, contrastant fortement avec la lourdeur du bâtiment industriel. Un homme, vêtu dun manteau sombre, se tient près du scooter, le regard perdu, comme absorbé par ses pensées. Il semble à labandon, isolé dans ce décor urbain.
Au second plan, une silhouette solitaire, probablement un ouvrier, se trouve devant lentrée de la fonderie, accentuant le sentiment d’isolement et dabsurdité. Un arbre, à lextrémité droite de la composition, offre une pointe de verdure, mais ses feuilles sont décolorées, suggérant une nature malade ou mourante.
On décèle dans cette œuvre une critique subtile de lindustrialisation et de son impact sur lenvironnement et la condition humaine. Lambivalence des couleurs, la présence déléments disparates et lexpression mélancolique des personnages traduisent une interrogation sur le sens de la vie dans un monde dominé par la production et la consommation. L’œuvre ne se contente pas de représenter un lieu, mais semble vouloir explorer une état desprit, un sentiment de perte et daliénation.