Fra Angelico – The Last Judgement, detail
Emplacement: National museum of San Marco, Florence (Museo Nazionale di San Marco).
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À gauche, une figure féminine, à la peau rosâtre et au regard hagard, semble être prise au piège d’une sorte de fourreau ou de spirale métallique. Elle se contorsionne, exprimant une douleur intense, et son corps décharné contraste avec les lignes rigides de linstrument qui la retient. Laspect presque bouffonnesque de sa pose, malgré la souffrance quelle incarne, pourrait être interprété comme une satire de la vanité humaine.
Au centre, une créature monstrueuse, à la peau verdâtre et au corps hybride, se tient à laffût. Son expression bestiale et ses crocs acérés renforcent latmosphère menaçante. Elle semble activement impliquée dans la torture dun autre personnage, dont le corps est étendu sur une surface rougeoyante, évoquant la peau brûlée. L’articulation de la créature, bien que déformée, suggère une agilité et une puissance inquiétantes.
À lextrême droite, un autre monstre, à la tête canine et aux ailes membranaires, semble également sacharner sur une victime. Le corps de cette dernière est prostré, et sa vulnérabilité est accentuée par la posture de soumission. Un long serpent, surgissant du sol, senroule autour de lui, intensifiant limpression détouffement et dimpuissance.
En premier plan, des corps démembrés, et des visages déformés par la douleur jonchent le sol, ajoutant un réalisme macabre à la scène. La profusion de détails morbides et la composition désordonnée contribuent à créer une ambiance de chaos et de désespoir.
Les subtexts de cette œuvre sont multiples. On peut y percevoir une critique acerbe des vices humains, une mise en garde contre les conséquences de la corruption et de la débauche, et une représentation visuelle de la punition éternelle. Labsence de figures rédemptrices et lomniprésence de la souffrance suggèrent une vision pessimiste de lexistence, où la justice divine se manifeste par une torture incessante. La stylisation des figures et l’utilisation de couleurs vives, malgré le sujet sombre, peuvent également être interprétées comme une forme de distanciation ironique face à lhorreur représentée. Enfin, l’attention portée aux détails anatomiques, bien que parfois déformés, témoigne dune volonté de rendre la douleur aussi tangible que possible.