Samuel Palmer – The Timber Wain
Emplacement: Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection, New Haven.
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Lœuvre nous livre une scène de contemplation bucolique, empreinte dune douce mélancolie. Un imposant chêne, dont les branches touffues et aux couleurs automnales encadrent le paysage, domine la composition. Ses racines, massives et apparentes, sancrent dans le sol, suggérant une force ancestrale et une pérennité face au temps qui passe.
Au premier plan, un tronc darbre déraciné, transformé en banc improvisé, sert de point de rencontre à deux figures humaines. Deux individus, probablement un homme et une femme, sont assis côte à côte, absorbés par lobservation du paysage qui sétend devant eux. Leurs postures sont détendues, leurs visages semblent plongés dans la rêverie. La palette de couleurs utilisées pour ces personnages est discrète, presque neutre, ce qui les intègre harmonieusement dans lensemble.
Derrière eux, le paysage se dévoile : des collines ondoyantes, parsemées de clôtures et de silhouettes animales, sétendent à perte de vue. Une lumière diffuse, typique dun crépuscule ou dun matin brumeux, baigne la scène dune aura particulière. Le ciel, dun gris bleuté, promet un temps incertain, mais pas menaçant.
Lensemble de la composition évoque un sentiment de nostalgie, voire de perte. Le tronc darbre déraciné, symbole de rupture et de fragilité, contraste avec la solidité et la grandeur du chêne. Cette opposition souligne peut-être la condition humaine, suspendue entre la permanence de la nature et léphémère de lexistence. La présence des deux personnages, absorbés par leur contemplation, suggère une quête de sens, une tentative de trouver un réconfort dans la beauté du monde.
L’œuvre semble vouloir transcender la simple représentation dun paysage pour se pencher sur une réflexion plus profonde concernant le temps, la mémoire et la relation de l’homme avec la nature. On décèle une sensibilité à légard du cycle de la vie, de la mort et de la renaissance, une méditation silencieuse sur le passage inéluctable du temps. L’atmosphère générale est empreinte dune poésie discrète et dune certaine douceur mélancolique.