Vincent Stiepevich – In the harem
Emplacement: Private Collection
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Lœuvre présente une scène intérieure, probablement une résidence de luxe orientale. Le regard est immédiatement attiré par la figure féminine, à gauche. Elle est assise sur un coussin moelleux, drapée dans une étoffe diaphane de couleur lavande, laissant deviner les contours de son corps. Son attitude est nonchalante, presque languide : le bras appuyé sur un tabouret, la tête légèrement inclinée, elle observe loffrande présentée par la servante. Les bijoux quelle porte, notamment un fin bandeau orné de perles, soulignent son statut privilégié.
À sa droite, se dresse une servante, dont la peau dun brun profond contraste fortement avec la pâleur de la femme. Elle est vêtue dune robe richement décorée de motifs géométriques aux couleurs vives, suggérant une provenance lointaine. Son expression est neutre, presque impassible, tandis quelle tend un petit service en métal vers la femme. Le geste est précis, presque mécanique, et ne laisse entrevoir aucune émotion.
Le décor joue également un rôle important. Larrière-plan est constitué dune architecture élaborée, avec des arches ogivales richement décorées de motifs floraux et géométriques. Un lustre imposant suspendu au plafond apporte une lumière dorée qui illumine la scène. Le sol est recouvert dun tapis en peau de tigre, ajoutant une touche dexotisme et de luxe.
Plusieurs subtexts se dessinent. La relation entre les deux femmes est ambivalente : est-ce une relation de servitude, damitié, ou simplement une interaction fonctionnelle ? La peau foncée de la servante, associée au contexte orientaliste, évoque les thèmes de la domination coloniale et de laltérité. L’association de la femme blanche, symbolisant la fragilité et la beauté occidentale, avec la peau sombre de la servante, potentiellement représentant l’exotisme et la sensualité orientale, est un schéma récurrent dans lart orientaliste.
Le choix de la peau de tigre comme tapis est particulièrement significatif. Il représente la puissance, la férocité, mais aussi lexotisme et lopulence. Il suggère une certaine distance entre la femme et son environnement, comme si elle était placée sur un piédestal, protégée de la réalité extérieure par un symbole de luxe et de danger.
En conclusion, cette œuvre est une illustration typique de limaginaire orientaliste du XIXe siècle, explorant les thèmes de la féminité, de la servitude, de l’altérité et du luxe exotique à travers une composition soigneusement étudiée et des symboles évocateurs. Labsence de dialogues et la neutralité des expressions laissent linterprétation ouverte, invitant le spectateur à réfléchir sur les complexités des relations humaines et les enjeux de la représentation culturelle.