Part 3 – Johann Koerbecke (c.1420-1490) - Crucifixion
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L’œuvre présente une scène centrale dominée par une crucifixion. Le Christ, suspendu à la croix, attire immédiatement le regard. Sa posture, bien que marquée par la souffrance, dégage une certaine dignité, et le drapé de ses membres accentue la tension dramatique. Le corps, éclairé par une lumière venant de la gauche, est mis en relief, soulignant les stigmates de la Passion.
À larrière-plan, un paysage stylisé offre un décor de collines verdoyantes et de bâtiments lointains, probablement une ville. Ce paysage, bien que peu réaliste, contribue à limpression dune scène intemporelle et universelle. Le ciel est bleu clair, sans nuages, suggérant une certaine immuabilité du destin.
Sur le côté gauche, se dresse un groupe de figures féminines en pleurs. La figure centrale, drapée dans un bleu profond, semble être la Vierge Marie. Son visage, empreint de douleur, est encadré par un halo doré, symbolisant sa sainteté. Les autres femmes, moins mises en avant, participent à latmosphère de deuil et de désespoir.
Sur le côté droit, un groupe dhommes, probablement des soldats romains ou des spectateurs, observe la scène. Leurs expressions sont variées : certains semblent indifférents, dautres moqueurs. Un homme, identifiable à sa coiffe blanche et à son ample manteau vert, semble être une figure importante, peut-être un magistrat ou un représentant de lautorité. On remarque également un homme à laspect plus rude, vêtu de noir, qui observe la scène avec une intensité particulière.
Une bande de tissu, probablement un voile ou un linceul, est suspendue au-dessus de la croix, portant une inscription en latin. Cette inscription, bien que difficile à déchiffrer, renforce le caractère religieux de la scène.
Lœuvre, par sa composition rigide et ses figures idéalisées, témoigne dun souci de représenter la scène biblique de manière solennelle et instructive. On perçoit ici une volonté de souligner la souffrance du Christ, mais aussi la présence de la douleur et du deuil chez les figures qui lentourent. Labsence de réalisme, au profit dune symbolique forte, vise à transcender le simple récit anecdotique pour atteindre une dimension spirituelle plus profonde. La juxtaposition des personnages en deuil et des spectateurs indifférents pourrait évoquer la complexité des réactions humaines face à la souffrance et à la mort, ainsi que la dimension universelle de la foi.