Part 3 – Jan Fyt (1611-1661) - Dogs with dead game
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Lœuvre dépeint un moment de chasse rendu après coup, où la victoire est déjà acquise et se manifeste par labondance du gibier. On observe dabord un amas de proies, principalement des oiseaux et un lièvre, disposé à la base de la composition. Ces animaux sont présentés de manière réaliste, certains encore en position rigide, témoignant de leur mort récente.
Au premier plan, deux chiens de chasse, aux pelages contrastés – lun gris et noir, lautre plus clair – sont représentés en pleine action. Le premier, avec sa gueule ouverte, semble encore sempiffrer du festin, tandis que le second, plus calme, observe la scène. Leur posture suggère une énergie contenue, un instinct de chasse satisfait.
L’élément central de la composition est un grand gibier, vraisemblablement un cerf, gisant sur le sol. Sa posture contorsionnée, sa tête tournée, renvoient à la brutalité de la chasse et à la fragilité de la vie face à la force humaine. Lartiste a soigné les détails anatomiques, rendant lanimal avec une précision remarquable.
Larrière-plan, constitué dun épais sous-bois sombre, accentue le contraste avec la clarté du premier plan et concentre l’attention sur les figures principales. La lumière, bien que diffuse, met en valeur les textures des fourrures, des plumes et du bois, ajoutant au réalisme de la scène.
Plusieurs subtexts peuvent être envisagés. Il est possible dy lire une célébration de la chasse comme activité noble et prestigieuse, un passe-temps réservé à une élite. Le nombre et la variété du gibier témoignent de lopulence et de la réussite du chasseur. Par ailleurs, lœuvre peut également être interprétée comme une réflexion sur la mortalité et la vanité des choses, illustrée par le cadavre du cerf et le comportement instinctif des chiens. Le tableau, par son réalisme cru, ne cherche pas à idéaliser la chasse, mais à la représenter dans toute sa vérité, avec ses aspects à la fois glorieux et sombres. La présence du fusil, bien que discret, rappelle la technologie qui rend possible cette abondance de gibier, et par extension, lingéniosité humaine capable de dompter la nature.