Part 3 – Konrad Witz (c.1400-c.1445) - The Queen of Sheba before Solomon
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L’œuvre nous présente deux figures centrales, disposées face à face sur un fond auréolé. À gauche, un homme, assis sur un coussin vermillon, arbore une riche tenue vert olive ornée de motifs complexes, et coiffé d’un chapeau rouge orné d’une décoration similaire. Son visage, à la physionomie singulière, est empreint d’une expression à la fois interrogative et légèrement condescendante. Il tend la main, paume ouverte, dans un geste daccueil, voire dexamen.
En face de lui, une femme, drapée dans une robe bleu profond, se tient debout. Un voile blanc recouvre ses cheveux, encadrant un visage plus doux, aux yeux fixés sur un objet quelle porte : un récipient ouvragé en or, dont la forme évoque à la fois une coupe et un chandelier. Sa posture est plus réservée, presque humble, son corps légèrement incliné vers l’avant, comme pour offrir respectueusement son présent.
Larrière-plan, entièrement recouvert dor, contribue à créer une atmosphère de solennité et de mystère. La texture de lor, loin dêtre lisse, est marquée de fines lignes qui suggèrent un tissu brodé, peut-être une tapisserie. Cette ornementation, loin d’être un simple fond décoratif, semble vouloir évoquer la richesse et la magnificence du lieu de rencontre.
L’interaction entre les deux personnages est subtile, mais chargée de significations. Le contraste entre leurs postures et leurs vêtements souligne une hiérarchie implicite. Lhomme, par sa position assise et sa tenue luxueuse, semble détenir le pouvoir, tandis que la femme, par son attitude plus humble et son habit plus sobre, se présente comme une suppliante ou une ambassadrice.
L’objet qu’elle porte, ce récipient précieux, est sans doute le point central de la scène. Il symbolise peut-être un don, une offrande, une requête. Le geste de l’homme, recevant ce présent, suggère une évaluation, un jugement. On perçoit une tension palpable, une attente silencieuse.
Au-delà de la narration narrative apparente, la composition évoque des thèmes de pouvoir, de richesse, de diplomatie et de foi. La représentation soignée des étoffes et des bijoux témoigne dun souci du détail et dune volonté de magnifier les personnages. Le fond doré, quant à lui, renforce limpression dune scène sacrée, dun moment crucial dans lhistoire. Lensemble laisse entrevoir un récit complexe, où les enjeux politiques et religieux se mêlent à la psychologie des personnages.