Hugo Birger – The Artist’s Studio, with Selfportrait
Emplacement: National Museum (Nationalmuseum), Stockholm.
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Lanalyse de cette peinture révèle un espace clos, un atelier dartiste saturé dobjets et de symboles. Lartiste, assis sur un tabouret à lavant-plan, est plongé dans lécriture. Son regard, concentré et légèrement tourné vers la droite, suggère une absorption totale dans son travail. Il est vêtu dune tenue sobre, un gilet à col plat et un pantalon sombre, ce qui contraste avec la richesse des objets qui lentourent.
Un drap rouge profond forme un rideau dramatique à gauche, soulignant la statue dun homme en bronze, figée dans un mouvement de surprise ou de douleur. Cette figure, à la musculature prononcée, semble se dérober à lobservateur, comme si elle prenait vie au sein de latelier.
Le centre de la composition est dominé par une table couverte d’une étoffe florale, sur laquelle repose un manuscrit ouvert, une plume, une lampe à huile et, de manière particulièrement frappante, un crâne humain. La présence de ce memento mori est indéniablement un élément clé, évoquant la vanité des choses terrestres et le caractère éphémère de la vie, une thématique récurrente dans lart. Un casque de chevalier, posé sur une étagère en arrière-plan, et une épée appuyée contre le mur, ajoutent une dimension historique et martiale à lensemble. Ces objets semblent témoigner d’un intérêt pour l’histoire, la mythologie et le pouvoir.
Léclairage est concentré, presque théâtral, mettant en évidence les textures et les volumes des objets. Lombre profonde qui enveloppe une grande partie de latelier crée une atmosphère de mystère et dintrospection. La palette de couleurs est dominée par des tons sombres et terreux, rehaussés par les touches de rouge du rideau et les reflets métalliques de la statue et de larmure.
Au-delà de la simple représentation dun atelier, lœuvre semble explorer la relation entre lartiste, son travail et la condition humaine. Lartiste, à travers son écriture, tente-t-il de donner un sens à la fragilité de l’existence, rappelée par la présence du crâne ? Latelier devient alors un espace de réflexion et de création, un lieu où lartiste se confronte aux grandes questions de la vie et de la mort. La juxtaposition des objets, des figures mythologiques aux symboles de la vanité, suggère une interrogation profonde sur lart, la mortalité et la quête de limmortalité à travers la création.