Rijksmuseum: part 1 – Berchem, Nicolaes Pietersz. -- De ossendrift, 1656
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Lœil est immédiatement attiré par le plan deau, occupant une part significative de la surface. Leau, dune teinte brun-verdâtre, reflète une lumière diffuse et semble être en mouvement, suggérant un cours deau ou une mare peu profonde. Un groupe danimaux, principalement des bœufs et des ânes, traverse péniblement cette étendue. On perçoit une certaine lourdeur dans leurs postures, une difficulté à avancer dans leau, ce qui pourrait évoquer la lenteur du travail et la rudesse de la vie rurale.
Au premier plan, une figure féminine, vêtue dune robe bleutée, semble accompagner le troupeau. Elle est représentée en pied, en train de guider, ou peut-être simplement dobserver, la progression des animaux. Son attitude est posée, presque contemplative, contrastant avec le labeur des bêtes. À sa droite, un chien, le regard fixé sur le groupe, ajoute une dimension de fidélité et dattente. Un autre chien, plus petit, semble plus joueur, se détachant du sérieux général de la scène.
Au second plan, un personnage solitaire, monté sur un âne, est visible. Il se tient à lécart, légèrement en retrait, comme un spectateur distant. La distance qui le sépare du groupe principal laisse entrevoir une certaine solitude ou une position dobservateur extérieur. Le paysage qui sétend derrière, avec ses collines lointaines et son ciel nuageux, confère à la scène une ampleur et une profondeur. Latmosphère générale est empreinte dune mélancolie sereine.
Lensemble de la scène suggère un moment de transition, une journée de travail qui touche à sa fin. Leau, barrière à franchir, symbolise peut-être les difficultés de la vie, tandis que le troupeau représente leffort constant et le labeur. La figure féminine, par sa présence calme et attentive, pourrait incarner la patience et la résilience face à ces épreuves. L’image dégage une impression de calme et de modestie, typique des scènes de genre du XVIIe siècle, offrant un aperçu de la vie quotidienne et des préoccupations de lépoque. On ressent une certaine nostalgie pour un monde rural et laborieux, mais aussi une forme de respect envers ceux qui y vivent et travaillent.