Rijksmuseum: part 1 – Duck, Jacob -- Krijgslieden in een paardestal, 1655
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Au premier plan, une femme, vêtue dune robe simple et blanche, regarde lhomme au chapeau, lune des figures centrales de la scène. Son expression est difficile à interpréter, mais elle suggère une certaine attention, voire une forme de respect mêlée d’appréhension. L’homme, lui, se tient d’un air pensif, appuyé sur une canne. Son habillement, plus soigné, trahit son rang supérieur, probablement un officier ou un noble. Un lévrier, posé à ses pieds, ajoute une touche de noblesse et de raffinement à lensemble.
Au fond, une multitude dactivités se déroulent. On discerne des soldats en train de nettoyer des bottes, une femme qui semble sécher du linge, un autre homme occupé à réparer quelque chose. Un cheval, lié à un poteau, observe la scène avec une indifférence stoïque. Des armes, des piques et des casques, sont suspendues au plafond et le long des murs, témoignant de la fonction militaire du lieu. Un clocheton suspendu à une poutre laisse entrevoir la possibilité dun signal dalarme ou de rassemblement.
Le jeu dombre et de lumière est remarquable. La lumière semble filtrer par une fenêtre, illuminant certaines zones de la pièce et plongeant dautres dans une pénombre plus profonde. Cette gestion de la lumière contribue à créer une atmosphère à la fois intime et solennelle.
Au-delà de la simple description dune scène de la vie militaire, lœuvre suggère un ensemble de subtexts. Elle évoque la précarité et le quotidien des hommes et des femmes qui soutiennent leffort de guerre. La scène n’est pas un champ de bataille glorieux, mais plutôt un moment de pause, de repos, et de préparation, où les tensions et les incertitudes de la guerre se font sentir. La présence de la femme, souvent absente des représentations traditionnelles de la guerre, souligne son rôle essentiel, même dans les coulisses. Le lévrier, symbole de fidélité et de noblesse, pourrait également être interprété comme une allégorie de la loyauté envers le commandement. Enfin, lensemble de la composition, à la fois réaliste et théâtrale, laisse entrevoir une réflexion sur la nature humaine et la condition militaire, loin des idéaux héroïques.