Rijksmuseum: part 1 – Steen, Jan Havicksz. -- Man met een viool in slecht gezelschap, 1670-1700
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Au premier plan, un homme, vêtu dune simple tunique et coiffé dun chapeau à larges bords, est assis sur une chaise. Son attitude est particulièrement révélatrice : il semble somnolant, voire éméché, et tient à la main un éventail quil agite de manière distraite. Son regard est vague, perdu dans le vide.
À sa droite, une femme, drapée dans une robe blanche et verte, est penchée sur une table. Elle semble observer la scène avec une expression ambivalente, entre amusement et résignation. Un livre ouvert est posé à côté delle, suggérant peut-être une tentative, vaine, de se distraire ou de maintenir une façade de respectabilité.
Un autre homme, plus âgé, se tient à larrière-plan, à moitié caché par un arbre imposant. Il fuma une pipe, son visage marqué par les rides et par la vie. Son regard, quoique moins direct que celui des autres personnages, suggère une complicité silencieuse avec la scène qui se déroule.
Une femme, portant un bonnet blanc et un châle, sadresse à l’homme assis, son visage exprimant une jovialité presque moqueuse. Elle tient une coupe à la main, ce qui renforce limpression dune soirée animée, voire excessive.
Léclairage, sombre et contrasté, renforce latmosphère de mystère et de décadence. Les ombres profondes masquent les détails, concentrant lattention sur les visages et les gestes des personnages. Larbre à larrière-plan, aux branches tentaculaires, semble observer la scène avec une indifférence stoïque.
Les sous-textes de lœuvre sont multiples. On peut y déceler une critique implicite de la société de l’époque, où les apparences pouvaient cacher des mœurs peu scrupuleuses. Le contraste entre la tenue modeste des personnages et leur comportement dissolu souligne lhypocrisie ambiante. L’œuvre questionne également la nature de la compagnie et les dangers de la frivolité. Le livre, laissé à demi ouvert, symbolise peut-être la perte de valeurs et la négligence de léducation. Lensemble dépeint une scène de perte de contrôle, où le plaisir immédiat prime sur la raison et la vertu.