Rijksmuseum: part 1 – Venne, Adriaen Pietersz. van de -- Winter, 1625
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On observe un paysage hivernal animé, dominé par un lac gelé sur lequel se déroule une joyeuse scène de patinage. L’étendue d’eau, d’un gris bleuté sous un ciel nuageux, contraste avec les couleurs terreuses du premier plan. Au loin, une ville fortifiée, aux toits pointus et aux flèches élancées, témoigne d’un environnement urbain riche et structuré.
La composition est construite autour d’une diagonale qui guide le regard du spectateur du bord du lac, où se tient un groupe de figures, jusqu’à l’extrémité droite de la toile. Le premier plan est peuplé de personnages variés. Un homme et une femme, vêtus de costumes de lépoque, se tiennent près dun enfant, tous trois enveloppés dans latmosphère froide et blafarde de lhiver. Un chien, à leurs pieds, semble partager leur immobilité.
Au centre, une joyeuse assemblée de patineurs, hommes et femmes, sadonnes à cet amusement hivernal. Leurs postures, tantôt élégantes, tantôt maladroites, traduisent un éventail dhabiletés et dâges. On distingue un jeune garçon, renversé sur la glace, illustrant la fragilité et les dangers inhérents à cette activité. Un patineur, plus loin, semble sélancer avec une énergie débordante, capturant lessence de la vitalité et du mouvement.
Les arbres dénudés, aux branches torturées, encadrent la scène et contribuent à l’atmosphère mélancolique du tableau. Leurs formes sombres contrastent avec la lumière diffuse qui éclaire le lac et les figures. Un vol d’oiseaux, visible au-dessus du lac, ajoute une note de légèreté à lensemble.
L’œuvre semble vouloir capturer l’esprit de la vie quotidienne, les plaisirs simples et les interactions sociales au sein d’une communauté. La juxtaposition de lélégance des costumes et de la simplicité des activités suggère une société structurée, mais néanmoins ouverte à la détente et au divertissement. Le tableau pourrait également évoquer la fragilité de la vie, symbolisée par la chute du jeune garçon, rappelant que même les moments de joie peuvent être interrompus par limprévu. L’hiver, par sa froideur et son immobilité, semble incarner une certaine forme de résignation, face à la fuite du temps et aux aléas de l’existence.