Rijksmuseum: part 1 – Poelenburch, Cornelis van -- De verdrijving uit het paradijs, 1646
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Le regard est immédiatement attiré par la figure centrale : une paire dindividus nus, pris dans un mouvement de fuite. Lhomme, le visage enfoui dans ses mains, semble accablé par le poids de son geste et des conséquences qui en découlent. Il se penche, le corps tendu dans un effort désespéré, comme s’il tentait de se cacher de ce qui l’a conduit à cette situation. La femme, quant à elle, se tient plus droite, son regard dirigé vers lavant, empreint dune expression difficile à cerner. On y décèle une part de résignation, mais aussi peut-être une certaine détermination.
À larrière-plan, un paysage bucolique s’étend, composé dune prairie verdoyante parsemée de quelques moutons paissant paisiblement, dune zone boisée et de montagnes lointaines enveloppées dans un voile de brume. Cette sérénité apparente contraste fortement avec lagitation des personnages au premier plan, accentuant le sentiment de perte et de rupture.
Dans le ciel, une figure ailée, probablement un ange, se tient au-dessus des deux personnages. Il semble indiquer une direction avec sa main et tient un flambeau ou une torche, suggérant la lumière, la vérité ou peut-être le jugement divin. Plusieurs putti, ces petites figures ailées, lentourent, ajoutant une dimension céleste à la scène, mais sans pour autant atténuer latmosphère de mélancolie.
Lensemble de la composition dégage une impression de tristesse et dexil. Le geste de lhomme, sa posture de défaite, symbolisent la culpabilité et la honte. La présence du paysage, à la fois beau et indifférent, souligne la solitude des personnages face à leur sort. La figure de lange, bien que porteuse dun message de vérité ou de justice, ne soulève pas la lourdeur du moment, mais semble plutôt témoin dune perte irréversible.
Au-delà de la narration explicite, on peut glaner quelques subtexts. Le paysage pourrait représenter la perte de linnocence et le passage à un monde plus complexe et douloureux. La nudité des personnages est à la fois un symbole de vulnérabilité et une référence à létat originel de lhomme, avant la connaissance et le péché. La présence des animaux, symboles de la nature et de l’innocence, contribue à renforcer l’impression de perte. Lœuvre invite à une réflexion sur la condition humaine, la culpabilité, le pardon et la complexité des relations entre l’homme et le divin.