Rijksmuseum: part 1 – Dujardin, Karel -- Drinkende trompetter te paard, 1650-1660
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L’œuvre nous présente une scène de cour, baignée dune lumière diffuse et légèrement dorée qui suggère un après-midi. Le décor est dominé par une architecture austère, une façade ocre ponctuée d’une porte et de quelques ouvertures sombres, créant un arrière-plan massif et presque impénétrable. Cette masse sombre contraste fortement avec la partie droite de la composition, plus lumineuse et aérée.
Au premier plan, une femme, vêtue de teintes sobres, semble offrir quelque chose à un homme agenouillé devant une table basse. Lexpression de la femme est difficile à cerner, oscillant entre lattention et linquiétude. Lhomme, penché en avant, semble recevoir ou examiner lobjet offert, son visage partiellement dissimulé. La table, simple et rustique, est le point focal de cette interaction silencieuse.
La présence de l’homme à cheval, en particulier, attire l’œil. Il est vêtu de manière ostentatoire, avec un chapeau orné et une tenue richement décorée, ce qui le distingue radicalement des deux personnages au premier plan. La posture du cavalier, fier et légèrement détaché, suggère une certaine autorité, voire une indifférence à légard de la scène qui se déroule en contrebas. Le cheval blanc, d’une blancheur presque irréelle, renforce cette impression d’importance et de distinction.
L’arrière-plan, composé d’une végétation touffue, d’un mur en terre et de quelques constructions lointaines, offre une perspective limitée, renforçant limpression denfermement et de confinement. Le ciel, nuageux mais éclairé par des rayons de soleil, apporte une note de légèreté et d’espoir, mais nempêche pas une sensation générale de mélancolie et de contemplation.
Lensemble suggère une narration fragmentée, laissant au spectateur le soin dinterpréter la relation entre les personnages et le sens de léchange qui sy déroule. On peut y percevoir une tension subtile, une sorte de rituel, ou peut-être simplement un moment de la vie quotidienne saisi dans son étrangeté. La composition, bien équilibrée malgré lasymétrie apparente, contribue à latmosphère de mystère et dintrospection qui émane de l’œuvre.