Rijksmuseum: part 1 – Maris, Jacob -- Meisje bij het venster, 1870 - 1899
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On observe une jeune fille, posée à l’intérieur, probablement dans une demeure modeste. L’artiste a choisi de la figurer en pied, de profil, adossée à un mur sombre et irrégulier. La posture est réservée, les bras croisés sur la poitrine, traduisant peut-être une certaine hésitation, voire une forme de méfiance. Son regard, dirigé vers lextérieur, semble perdu dans ses pensées, comme absorbé par ce quelle contemple au-delà du cadre de la fenêtre.
La lumière, douce et diffuse, filtre à travers la fenêtre, éclairant partiellement son visage et son corps, tout en laissant une grande partie de larrière-plan dans une pénombre feutrée. Cette lumière met en valeur la texture de ses vêtements : une chemise sombre, un tablier blanc usé et une jupe rouge sombre, dont léclat contraste avec la sobriété du reste de la palette. Les bottes épaisses, typiques du milieu rural, soulignent son appartenance à un univers paysan.
La fenêtre, élément central de la composition, est plus quun simple accès à lextérieur. Elle constitue une limite, un seuil entre lintimité de lespace clos et le monde extérieur. La perspective est accentuée par louverture, suggérant un horizon lointain, peut-être un champ, un village… L’absence de détails précis sur ce qui se trouve au-delà de la fenêtre laisse place à l’interprétation, renforçant limpression dune rêverie solitaire.
L’ensemble dégage une atmosphère de calme mélancolique. On perçoit une certaine solitude, mais aussi une force tranquille dans lattitude de la jeune fille. On peut imaginer qu’elle est en attente, peut-être de quelquun, ou quelle se livre simplement à une introspection. La simplicité du décor et la modestie des vêtements contribuent à l’authenticité du tableau, évoquant la vie quotidienne et les préoccupations d’une jeune fille de la campagne. Le traitement pictural, avec ses touches visibles et son rendu atmosphérique, renforce le caractère intime et personnel de la scène.