Rijksmuseum: part 1 – Wassenbergh, Jan Abel -- Louise Christina Trip (gest 1733). Echtgenote van Gerrit Stichterman, 1710 - 1750
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La femme est assise, le corps légèrement tourné vers la gauche, le visage dirigé vers le spectateur. Son expression est sobre, presque neutre, avec une lueur discrète dans les yeux qui suggère une intelligence tranquille. Elle porte une robe dun gris argenté délicat, dont le tissu semble draper avec grâce autour de sa silhouette. Un ample manteau bleu foncé, richement texturé, recouvre ses épaules et descend le long de ses jambes, créant un contraste saisissant avec la sobriété du haut de la robe et soulignant la noblesse de sa posture. Un collier de perles, simple mais élégant, orne son cou, ajoutant une touche de raffinement sans ostentation. Ses cheveux, coiffés avec soin, sont retenus en un chignon élaboré, agrémenté de boucles et de mèches lâchées qui encadrent son visage.
Larrière-plan est soigneusement construit pour mettre en valeur la protagoniste. Un rideau de velours vert foncé, lourd et drapé, forme une sorte de coulisse, conférant à la scène une atmosphère théâtrale. À travers une ouverture dans ce rideau, on aperçoit un jardin à la française, avec des arbres taillés et une statue classique, témoignant dun statut social élevé et dun goût pour les belles choses. Un petit bouquet de roses blanches et roses, posé sur la jambe de la chaise, ajoute une touche de douceur et dintimité.
Lensemble de la composition suggère une femme de la haute société, consciente de sa position et soucieuse de limage quelle projette. Le choix des couleurs, lattention portée aux détails des étoffes et des bijoux, ainsi que lenvironnement raffiné, traduisent un souci du détail et une volonté de mettre en évidence le statut et la dignité de la commanditaire. Labsence dun sourire marqué et la posture réservée peuvent être interprétées comme une manifestation dune certaine retenue et dune discrétion sociale. Le jardin à larrière-plan évoque la prospérité, la culture et le contrôle sur lenvironnement, symboles associés à la noblesse et au pouvoir. On décèle une tentative de la part de l’auteure de créer un portrait à la fois intime et officiel, qui témoigne du rang social de la femme et de sa personnalité discrète et cultivée.