Louis John Steele – Portrait of a young Maori woman with moko
Emplacement: Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, Wellington.
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Voici une analyse du tableau :
On observe ici un portrait frontal dune jeune femme, dont lexpression est à la fois sereine et intense. Lartiste a choisi un format de portrait classique, centré sur le visage et les épaules du sujet, ce qui renforce la sensation dune confrontation directe avec le spectateur. Le fond sombre et uniforme met en valeur la figure, sans distraire lattention de ses traits.
Ce qui frappe immédiatement, c’est le moko, le tatouage facial traditionnel maori, qui occupe une place prépondérante sur le visage de la jeune femme. Les motifs complexes et précis témoignent dun savoir-faire artistique ancestral et dune appartenance culturelle forte. L’exécution du moko est soignée et détaillée, suggérant une importance cruciale de ce marquage dans lidentité du sujet.
La chevelure abondante et sombre, parsemée dune plume rouge et verte, souligne la beauté naturelle de la femme et renforce limpression de vitalité. Les longs boucles doreille, dun vert profond et vibrant, apportent une touche de couleur et délégance, tout en évoquant une connexion avec la nature. Le collier, composé de perles et dune amulette sculptée, semble également porteur de symboles culturels et spirituels.
Lauteur a rendu avec précision les nuances de la peau et lexpression du regard, qui, bien que posé, trahit une certaine profondeur et une intelligence vive. On perçoit une dignité et une fierté dans le maintien de la jeune femme, malgré le contexte historique de colonisation et déchange culturel.
On peut supposer que ce portrait, probablement commandé par un Européen, vise à documenter et à immortaliser la beauté et l’identité dune jeune femme maori. Néanmoins, il est pertinent de considérer lœuvre dans le contexte des représentations coloniales, où les populations indigènes étaient souvent figées dans des poses solennelles, destinées à illustrer la diversité du monde pour un public européen. L’œuvre soulève donc des questions sur le regard porté sur lAutre et sur la complexité des relations entre les cultures. Le tableau, bien que célébrant la beauté et l’identité de la jeune femme, peut aussi être interprété comme un témoignage des dynamiques de pouvoir inhérentes à la colonisation.