Philadelphia Museum of Art – Erasmus Quellinus II, Flemish (active Antwerp), 1607-1678 -- Saint Thomas Touching Christ’s Wounds
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Au premier plan, une figure masculine, manifestement le Christ ressuscité, se tient debout, légèrement penché vers un homme agenouillé. Son corps, nu et portant les stigmates de la Passion – les plaies des clous, la blessure du côté – est mis en valeur par la lumière, soulignant la nature divine et transcendante de sa présence. Il tend la main, offrant à lhomme agenouillé la possibilité de le toucher, un geste de compassion et de confirmation de sa résurrection.
Lhomme agenouillé, Thomas, est représenté avec une expression de doute mêlée de reconnaissance et d’incrédulité. Son attitude, humble et suppliante, contraste avec la posture assurée et sereine du Christ. On perçoit chez lui un désir ardent de vérité, une quête de certitude face à un mystère qui dépasse la compréhension humaine.
Autour de ces deux figures, une foule d’hommes, probablement des apôtres et d’autres disciples, observe la scène. Leurs expressions, variées, traduisent une gamme d’émotions : incrédulité, étonnement, ferveur religieuse, et même une pointe de perplexité. On remarque une grande diversité de types physiques et de costumes, ce qui contribue à lanimation de la composition. Certains sont penchés en avant, captivés par le spectacle, tandis que d’autres semblent plus distants, observant la scène avec une réserve contenue.
La palette de couleurs est dominée par des tons chauds – ocres, bruns, dorés – qui confèrent à lensemble une atmosphère solennelle et intemporelle. L’utilisation du clair-obscur, avec des contrastes marqués entre les zones éclairées et les zones d’ombre, renforce le drame de la scène et met en exergue les figures principales.
Lœuvre explore, au-delà de la narration biblique, le thème de la foi et du doute. Elle interroge la capacité de l’homme à accepter des réalités qui défient la raison et la logique, et la nécessité de la preuve tangible pour surmonter l’incrédulité. Le geste du Christ, offrant sa blessure, symbolise l’ouverture à la foi, la volonté de dissiper le doute et de témoigner de sa présence divine. L’ensemble suggère une réflexion profonde sur la nature de la croyance, la fragilité de l’existence humaine et la puissance rédemptrice du sacrifice.