Philadelphia Museum of Art – Attributed to Diego de la Cruz, Spanish (Castile), active 1482-1500 -- The Mass of Saint Gregory
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Dans cette œuvre, l’artiste a organisé une scène complexe et stratifiée, juxtaposant des éléments de l’ordre liturgique et des représentations de la Passion du Christ. Le premier plan est dominé par une célébration eucharistique. Un prélat, identifiable à sa mitre et à sa chasuble richement décorée, est penché sur un autel, effectuant, semble-t-il, la consécration. Un autre ecclésiastique, également vêtu de manière soignée, se tient à ses côtés, l’un des deux assistants en habit noir observant la cérémonie. Lattention est immédiatement captée par lopulence des étoffes et la richesse des couleurs, notamment le rouge vif des vêtements ecclésiastiques.
L’arrière-plan, quant à lui, offre un contraste saisissant. Au-dessus de lautel, une représentation de la crucifixion s’élève. Le corps du Christ, nu et marqué par les stigmates, est suspendu au bois de la croix. Une échelle, placée à proximité, suggère une tentative d’intervention, voire une possible descente de la croix, bien que l’action reste suspendue. Des visages, observateurs de la scène, encadrent la crucifixion, ajoutant une dimension de contemplation et de douleur. Divers instruments, notamment une lance, des pinces et d’autres outils, sont disposés autour de la croix, renforçant laspect douloureux et sacrificiel de la scène.
La disposition en profondeur, avec lautel occupant le centre et la crucifixion en arrière-plan, crée une superposition de temporalités et de plans spirituels. La scène liturgique, ancrée dans le présent, se trouve en dialogue constant avec la représentation de la Passion, ancrée dans le passé. On peut déceler une interrogation profonde sur la nature du sacrifice, la relation entre le divin et l’humain, et la signification de l’eucharistie elle-même, comme mémorial et participation au sacrifice du Christ.
Le contraste entre la lumière dorée de larrière-plan et la zone plus sombre du premier plan accentue la hiérarchie visuelle et symbolique. La lumière semble émaner de la crucifixion, illuminant indirectement la célébration eucharistique, suggérant peut-être que la force du sacrement réside dans le sacrifice du Christ. L’ensemble de la composition, malgré sa complexité, est empreint d’une solennité et d’une gravité qui invitent à la méditation. Lartist a habilement superposé deux scènes, créant une tension dramatique et une invitation à la réflexion sur la foi et le sacrifice.