Carl Larsson – 1900 Before the mirror oil
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Lœuvre présente une figure masculine, imposante, capturée dans un moment de contemplation intense face à un miroir. L’homme, vêtu d’un manteau rouge flamboyant et coiffé d’un chapeau sombre, se tient debout, la main posée sur le cadre de ce miroir. Son attitude, à la fois interrogative et légèrement mélancolique, attire immédiatement le regard.
L’arrière-plan est subtil : une chaise blanche à l’encolure délicate, à peine esquissée, suggère un intérieur bourgeois, mais sans le définir pleinement. Le mur, dune teinte ocre chaleureuse, est orné d’une décoration florale discrète, presque fantomatique, qui semble s’éloigner dans le flou. Le cadre du miroir, lui, se fond dans le mur, créant une limite ambiguë entre le visible et linvisible, le réel et le réfléchi.
Léclairage joue un rôle crucial. Il semble émaner d’une source située derrière le spectateur, accentuant le volume du corps de l’homme et soulignant la texture de ses vêtements. Cette lumière, tout en révélant les détails, contribue à une atmosphère feutrée et intimiste.
Plusieurs subtexts se dégagent de cette composition. L’homme est clairement absorbé par son propre reflet, ce qui renvoie à une réflexion sur l’identité, la perception de soi, et peut-être même sur le passage du temps. Le rouge du manteau, couleur audacieuse et vibrante, contraste avec le ton plus neutre de l’arrière-plan, symbolisant peut-être la force de caractère, lego, ou une volonté de se démarquer. La posture de l’homme, à la fois fière et vulnérable, suggère une complexité intérieure, un doute insidieux.
Labsence d’une image claire dans le miroir renforce limpression dune introspection profonde. Ce nest pas une simple représentation du corps, mais plutôt une exploration de la conscience et de la subjectivité. On a l’impression que l’homme ne se voit pas vraiment, mais qu’il se scrute, qu’il cherche à comprendre ce que le miroir révèle de son être. Le décor, volontairement flou, ajoute une dimension onirique, comme si la scène se déroulait dans un espace mental plutôt que physique.
Lœuvre semble donc inviter le spectateur à une méditation sur la nature de lapparence, de la vérité et de la perception, un questionnement universel sur la condition humaine.