Leon Augustin Lhermitte – Les Glaneuses
На эту операцию может потребоваться несколько секунд.
Информация появится в новом окне,
если открытие новых окон не запрещено в настройках вашего браузера.
Для работы с коллекциями – пожалуйста, войдите в аккаунт (ouvrir dans une nouvelle fenetre).
Поделиться ссылкой в соцсетях:
Vous ne pouvez pas commenter Pourquoi?
Au premier plan, deux figures féminines sont absorbées par leur labeur. Lune, accroupie, semble rassembler des brins de blé ou de paille dans son panier. Sa posture témoigne d’une fatigue palpable, d’une concentration intense. Lautre, plus jeune, se tient debout, observant peut-être le travail de lautre, ou attendant son tour. Leurs visages sont à peine visibles, cachés sous des châles ou des foulards, ce qui contribue à l’anonymat de ces figures. Elles ne sont pas des individus distincts, mais des représentations de la condition paysanne, de la nécessité de travailler la terre pour survivre.
Larrière-plan est constitué dune étendue de champs légèrement vallonnés, où la végétation se fond dans le ciel, créant une impression dimmensité et doubli. Un groupe darbres, à gauche, encadre la composition et apporte une touche de verdure qui contraste avec la prédominance des tons ocres et dorés.
La palette de couleurs est restreinte, mais subtilement modulée. Les ocres, les jaunes et les bruns dominent, évoquant la chaleur du soleil et la sécheresse de la terre. Labsence de couleurs vives renforce l’atmosphère de sobriété et de rudesse qui se dégage de la scène.
Plusieurs subtexts se dessinent. Lœuvre semble explorer le thème de la pauvreté et de la survie. Les femmes, représentées comme des glaneuses, symbolisent les plus vulnérables de la société, celles qui dépendent des restes laissés après la récolte. La perspective inhabituelle, qui place le spectateur au niveau du sol, renforce le sentiment d’humilité et de proximité avec ces personnages.
On peut également y voir une réflexion sur le travail agricole, sur la dureté de la vie à la campagne et sur le lien profond qui unit lhomme à la terre. L’absence de détails personnels et la généralisation des figures suggèrent une volonté de transcender l’anecdote individuelle pour évoquer une condition sociale plus large. Le tableau ne cherche pas à idéaliser la vie rurale, mais plutôt à la représenter dans toute sa réalité, avec ses difficultés et ses contraintes. Le silence et la solitude qui émanent de la scène invitent à la contemplation et à la compassion.