Oscar Dominguez – #15861
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Un fauteuil imposant, aux formes angulaires et aux couleurs chaudes – dominantes d’ocre et de brun – occupe une place centrale. Il semble se désagréger, se recomposer, en multiples facettes. Un drap rouge, lui aussi fragmenté, recouvre partiellement le siège, ajoutant une note de couleur vive à la composition. Un miroir, intégré au dossier du fauteuil, renvoie une image déformée, un reflet qui ne sert pas à reconstituer la réalité, mais qui la complexifie davantage.
À droite de limage, un vase élégant, aux courbes organiques, contraste avec la rigidité géométrique du reste de la scène. Quelques fleurs blanches, à la tige fine et aux pétales délicats, s’élancent de ce vase, apportant une touche de légèreté et de fragilité dans cet environnement structuré. Le vase repose sur une table, également déconstruite en plans angulaires.
Larrière-plan est constitué dune structure architecturale complexe, faite de triangles et de rectangles blancs et gris, qui évoque une pièce à vivre, mais dont la perspective est volontairement déformée. Un ciel nocturne, presque noir, encadre la scène, accentuant le caractère artificiel et intemporel de lensemble.
Lœuvre ne cherche pas à imiter la réalité, mais à explorer la manière dont nous la percevons. On peut y voir une réflexion sur la nature fragmentaire de lexpérience, sur la difficulté de saisir le monde dans sa totalité. La décomposition des formes, la juxtaposition de couleurs et de textures, créent une tension visuelle qui invite à la contemplation. L’absence de profondeur conventionnelle et la superposition des plans suggèrent une dimension onirique, une réalité intérieure plutôt que la reproduction fidèle du monde extérieur. Il se dégage de cette œuvre une impression de mélancolie, une sorte de solitude existentielle face à labsurdité du monde.