Edouard Cibot – View of Rome: The Orangerie of the Villa Borghese seen from the Villa Medicis
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Edouard CIBOT Paris, 1799 – Paris, 1877 – Rome, fabriques de la villa Borghèse vues de la villa Médicis,
autrefois Paysage de la campagne romaine H. : 0,28 m. ; L. : 0,37 m.
Étude, en partie exécutée sur le motif lors du séjour de l’artiste à Rome et représentant l’Orangerie de la villa Borghèse. Donation de Mme Rohatyn, 1999. Département des Peintures – R. F. 1999-2
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Lœuvre présente une vaste perspective romaine, dominée par une orangerie en premier plan et sétendant vers un horizon lointain. Le regard est immédiatement attiré par le bâtiment rectangulaire, aux murs ocre et aux toits plats, qui se dessine avec une certaine netteté, bien que sa forme soit adoucie par la lumière et l’atmosphère. Une rangée darbres, plus sombres et plus massifs, court le long de sa façade, soulignant sa longueur et contribuant à limpression de grandeur.
Au-delà de lorangerie, le terrain sélève doucement, formant une série de terrasses végétalisées qui disparaissent progressivement dans la distance. On distingue des arbres épars, des parcelles de verdure et, plus loin encore, une chaîne de collines brumeuses qui encadrent le paysage. Au centre du ciel, un ensemble de nuages légers et cotonneux diffuse une lumière douce et changeante.
En bas, sur lherbe, quelques silhouettes sombres, peut-être des promeneurs ou des animaux, ajoutent une note de vie et de mouvement à la scène. Lensemble est traité avec une palette de couleurs relativement restreinte, dominée par des tons terreux, des verts doux et des bleus pâles, ce qui renforce limpression de calme et de sérénité.
Lœuvre semble vouloir traduire non seulement la réalité visuelle du lieu, mais aussi une certaine impression de mélancolie et de contemplation. Le point de vue élevé, limmensité du paysage et latmosphère voilée suggèrent une réflexion sur la temporalité et la fragilité de lexistence humaine face à léternité de la nature. On pourrait y voir une évocation du genius loci, un sentiment dappartenance à un lieu chargé dhistoire et de mémoire. La présence humaine, discrète et presque effacée, accentue cette impression de petitesse face à lampleur du décor. Enfin, la composition, structurée autour de lignes horizontales et dune perspective rigoureuse, témoigne dune maîtrise technique et dune volonté de traduire lordre et lharmonie du monde.